La Bourse de Paris digère la Fed dans le calme (+0,01%)

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La Bourse de Paris campait sur ses positions (+0,01%) jeudi matin, le temps de digérer la décision de la Fed la veille, fraîchement accueillie par Wall Street qui aurait souhaité un discours plus accommodant de la Banque centrale américaine.
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La Bourse de Paris digère la Fed dans le calme (+0,01%)

A 09H27 , l’indice CAC 40 prenait 0,38 point à 5.519,28 points. La veille, il avait déjà fini quasiment stable(+0,14%).

"Les marchés vont devoir digérer les annonces de la Fed, la publication des PMI manufacturiers partout sur la planète et une nouvelle avalanche de résultats d’entreprises", a estimé dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"Si la Fed neveut pas s’engager dans un cycle de baisse des taux, Wall Street sait qu’elle sera prête à intervenir encore si nécessaire"", a-t-il complété.

La Banque centrale américaine, sous la pression constante de Donald Trump pour stimuler l’économie, a en effet réduit ses taux d’intérêtpour la première fois en 11 ans mercredi, mais a eu du mal à justifier ce retour à une politique accommodante alors que l’économie américaine se porte bien.

Le Comité monétaire a néanmoins laissé la porte ouverte à un nouveau geste affirmant qu’il agirait de "manière appropriée pour soutenir la croissance". Sur ce point, le président de la Fed Jerome Powell a néanmoins semé un peu la confusion en affirmant à la fois que la Fed n’abordait pas "un long cycle" de baisses et en soulignant ensuite que d’autres réductions n’étaient pas exclues.

"Il faudra une inflation en berne et un marché du travail de faible qualité pour avoir un réajustement supplémentaire lors du prochain rendez-vous" de la Fed en septembre, a souligné de son côté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Le président de la Fed l’a dit, ce n’est pas le début d’un cycle de baisse des taux. Justement, vendredi, le rapport sur l’emploi sera un premier indicateur à surveiller pour les marchés", selon lui.

En matière d’indicateurs, l’activité manufacturière en Chine s’est de nouveau contractée en juillet mais àun rythme moins soutenu, selon un indice indépendant publié jeudi.

Le marché automobile français a baissé, lui, de 1,8% sur un an en juillet, malgré un jour ouvré de plus que l’an dernier, et s’inscrit aussi en recul de 1,8% sur les sept premiers mois de l’année.

La séance sera aussi marquée par le PMI manufacturier en zone euro (IHS Markit) et aux Etats-Unis (ISM) pour le mois de juillet.

Outre-Atlantique toujours, les dépenses de construction pour juin sont également à l’agenda.

Enfin, ce jeudi, c’est au tour de la Banque d’Angleterre (BoE) de rendre ses conclusions. Cette dernière devrait encore opter pour le statu quo compte tenu du nouveau chapitre politique au Royaume-Uni.

- Société Générale rassure et s’envole -

Sur le front des valeurs, Société Générale prenait la tête du CAC 40 (+4,95% à 23,31 euros) après avoir renforcé son assise financière au cours du deuxième trimestre, rassurant le marché sur ses fonds propres, ce qui laisse penser aux analystes de Jefferies que le titre devrait enregistrer une meilleure performance boursière que ses concurrents.

Dans son sillage, l’ensemble du secteur bancaire était bien orienté, à l’instar de Natixis (+2,55% à 3,74 euros), Crédit Agricole (+2,41% à 11,04 euros) et BNP Paribas (+2,37% à 43,18 euros).

ALD, filiale de la Société Générale spécialisée dans la gestion de flotte et la location longue durée de véhicules, gagnait pour sa part 2,81% à 13,88 euros après un bénéfice net stable (+0,2%) au premier semestre, à 280,7 millions d’euros.

Arkema bondissait de 5,07% à 86,68 euros. Le groupe a enregistré au deuxième trimestre un bénéfice net de 176 millions d’euros, en baisse de 19,6% sur un an, pénalisé notamment par des charges de restructuration, tandis que ses ventes s’établissaient quasiment à l’équilibre.

Euronext prenait 2,72% à 71,65 euros, profitant d’un chiffre d’affaires qui a progresséau-delà des attentes et d’une rentabilité améliorée au deuxième trimestre, même si son bénéfice net a légèrement reculé sur la période.

ArcelorMittal montait de 1,61% à 14,75 euros alors que le géant mondial de l’acier a enregistré une perte nette de 447 millions de dollarsau deuxième trimestre, pénalisé par des dépréciations d’actifs et par une rentabilité en baisse dans les activités acier dans un contexte de marché "très difficile".

Axa s’adjugeait 0,74% à 23,07 euros après avoir enregistré un bénéfice net au premier semestre en baisse de 17% à 2,33 milliards d’euros, lesté par des éléments exceptionnels comptables qui ont amoindri les performances commerciales du groupe.

EDF reculait en revanche de 0,85% à 11,12 euros, pénalisé par une amende de 1,8 million d’euros récemment infligée au groupe, accusé de n’avoirpas respecté les règles relatives aux délais de paiement de ses fournisseurs, a annoncé jeudi Bercy à l’AFP.

Veolia se repliait de 1,27% à 22,56 euros. Le groupe a réalisé au premier semestre un bénéfice net en hausse de 46,5% à 331 millions d’euros, et a "pleinement" confirméses objectifs pour 2019. Il a également annoncé avoir cédé pour 1,25 milliard de dollars ses réseaux de chaleur et de froid aux Etats-Unis.

Accor perdait 1,49% à 39,70 euros en dépit d’un bénéfice net de 141 millions d’euros au premier semestre, contre 2,18 milliards d’euros un anplus tôt, ce qui était dû à la plus-value exceptionnelle liée à la cession de son pôle immobilier AccorInvest.

Korian progressait de 2,18% à 36,50 euros, bénéficiant de bons résultats pour la première moitié de l’année, qui lui ont permis de réitérer ses objectifs pour 2019.

jra/ef/mcj

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