La Bourse de Paris doute sur le commerce (-0,68%)

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La Bourse de Paris s’enfonçait dans le rouge lundi matin (-0,68%), les investisseurs s’interrogeant sur la capacité des Etats-Unis et de la Chine à renouer durablement le dialogue pour résoudre leur différend commercial.
CAC40
Bourse © stock.adobe.com

La Bourse de Paris doute sur le commerce (-0,68%)

A 09H44 , l’indice CAC 40 perdait 38,47 points à 5.652,31 points. Vendredi, lacote parisienne avait fini à un nouveau plus haut annuel (+0,56%).

Wall Street a terminé de son côté dans le rouge vendredi.

Les marchés financiers au Japon étaient fermés lundi en raison d’un jour férié mais les autres places asiatiques étaient dans le rouge.

"Les investisseurs repoussent toute perspective de progrès imminent dans les discussions commerciales et se penchent sur les indices PMI pour le secteur des services et manufacturier", observe Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Les deux premières puissances économiques mondiales ont multiplié ces derniers temps les signes d’apaisement, mais l’issue des tractations, qui doivent reprendre à haut niveau en octobre à Washington, reste très incertaine.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a assuré vendredi ne pas avoir besoin d’aboutir à un accord commercial avec la Chine avant l’élection de 2020, insistant sur la bonne santé de l’économie américaine.

Des responsables chinois ont de leur côté fait savoir qu’ils allaient écourter leur séjour aux Etats-Unis alors qu’ils devaient visiter des fermes dans les Etats du Montana et du Nebraska.

Outre la guerre commerciale sino-américaine, "le ralentissement économique, une foule de préoccupations géopolitiques liées au Moyen-Orient et au Brexit" constituent d’autres défis de taille, souligne Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Ainsi, les Etats-Unis ont renforcé vendredi leurs sanctions contre la Banque centrale iranienne et annoncé l’envoi de renforts militaires américains dans le Golfe.

Dans la saga du Brexit, "la décision de la Cour suprême britannique, attendue en ce début de semaine au sujet de la suspension controversée duParlement par Boris Johnson, pourrait animer les débats sur le Brexit", estime pour sa part Tangi le Liboux, analyste d’Aurel BGC.

Le Premier ministre britannique doit rencontrer les principaux dirigeants européens ainsi que Donald Trump cette semaine en marge du sommet de l’Onu sur le climat à New York.

En Europe, la principale statistique du jour sera l’indicateur avancé PMI de septembre en zone euro. En France, l’activité du secteur privé a atteint un plus bas en quatre mois en septembre selon Markit.

Les investisseurs vont surveiller aussi l’évolution du marché monétaire américain alors que de brusques tensions ont agité le marché interbancaire la semaine dernière et conduit la Fed à prolonger ses injections de liquidités.

L’audition trimestrielle du président de la BCE Mario Draghi est prévue devant le Parlement européen tandis qu’outre-Atlantique, James Bullard, président de la Fed de Saint Louis et membre du FOMC, devait s’exprimer dans la soirée.

- ArcelorMittal lanterne rouge -

L’action ArcelorMittal, très sensible à la guerre commerciale, évoluait en queue du CAC 40 (-4,66% à 13,19 euros).

Le secteur du luxe, également affecté par les inquiétudes liées au commerce, était à la peine : LVMH reculait de 1,62% à 364,05 euros, à l’instar de Kering (-1,82% à 460,40 euros) et Hermès (-0,60% à 623,40 euros).

Le secteur bancaire repartait à la baisse après son rebond de la semaine dernière : Société Générale (-1,20% à 25,91 euros), Crédit Agricole (-1,15% à 11,15 euros), BNP Paribas (-1,71% à 44,52 euros).

Idem pour le secteur automobile, après que l’industrie automobile européenne a mis lundi en garde contre les effets catastrophiques d’un Brexit sans accord. Peugeot reculait de 1,37% à 23,69 euros, Renault se repliait de 2,04% à 55,23 euros. Les équipementiers déclinaient simultanément : Plastic Omnium (-1,44% à 25,25 euros) et Valeo (-2,47% à 28,82 euros).

L’Oréal cédait 0,36% à 248,10 euros. Le groupe a annoncé vendredi qu’il allait verser 320 millions d’euros au fisc français pour "régler un différend" lié au paiement de l’impôt sur les sociétés entre 2014 et 2018.

Neopost baissait de 0,43% à18,45 euros. Le groupe a changé de nom lundi, devenant Quadient.

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