La Bourse de Paris finit en hausse de 0,50%, portée par Wall Street

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La Bourse de Paris a clôturé jeudi en hausse (+0,50%), portée par le dynamisme des marchés américains, tandis que des interrogations subsistent sur le budget italien pour 2019.

La Bourse de Paris finit en hausse de 0,50%, portée par Wall Street


L’indice CAC 40 a pris 27,68 points à 5.540,41 points, dans un volume d’échange modéré de 3,33 milliards d’euros. La veille, ilavait fini en hausse de 0,61%.
Après une ouverture en repli, la cote parisienne s’est redressée au fil de la séance marquée par une accélération à la hausse depuis l’ouverture de Wall Street.
"Le contexte général de marché reste incertain", avec notamment la présentation prévue dans la soirée des grandes lignes du budget italien et le dossier commercial entre les Etats-Unis et la Chine, mais "le marché continue son ascension" au-delà des 5.500 points, a observé Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque, interrogé par l’AFP.
Raison principale de cet optimisme : "les propos de la Fed ont été plutôt bien digérés", a-t-il expliqué.
La banque centrale américaine a, comme attendu, relevé mercredi ses taux pour la troisième fois cette année en les portant dans la fourchette de 2% à 2,25%, leur plus haut niveau depuis dix ans.
Autre sujet du jour, "la saga italienne avec des questions budgétaires qui ne sont pas réglées, explique la difficulté des valeurs bancaires" au cours de la séance, a ajouté l’analyste.
Mais, poursuit-il, "les dissonances en interne sur le niveau du déficit italien créent des interrogations qui ne se ressentent pas du tout sur les indices mais plutôt sur l’euro".
La coalition populiste au pouvoir en Italie doit présenter jeudi soir les grandes lignes de son premier budget.
"Les investisseurs sont préoccupés par la bataille politique potentielleentre Rome et l’Union Européenne", Bruxelles craignant que le gouvernement populiste italien n’accroisse son déficit, note de son côté David Madden, analyste chez CMC Markets.
Du côté des indicateurs économiques, l’agenda a été touffu des deux côtés de l’Atlantique.
La macroéconomie a joué en faveur du marché, avec plusieurs "bons chiffres aux Etats-Unis qui ont permis de donner un coup d’accélérateur", a constaté M. Tuéni.
En zone euro, la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro aux particuliers et aux entreprises de la région a progressé en août.
Les prix à la consommation en Allemagne ont nettement accéléré, à 2,3% sur un an en septembre. Ces chiffres provisoires dépassent les attentes des analystes qui s’attendaient à voir l’inflation se maintenir à 2,0%.
Aux Etats-Unis, la croissance économique a confirmé sa vive allure à 4,2% au deuxième trimestre en rythme annuel, le rythme d’expansion du Produit intérieur brut le plus fort depuis quatre ans.
Les commandes industrielles de biens durables aux Etats-Unis ont nettement rebondi en août essentiellement grâce au secteur des transports.
Toujours aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage sont reparties à la hausse, dépassant les attentes des analystes, après être tombées à leur plus bas niveau en presque 50 ans.
  • banque et informatique pénalisées -

En matière de valeurs, le secteur bancaire, déjà à la peine cette année, a été desservi par les banques italiennes sous pression. Société Générale a cédé 0,31% à 38,04 euros, BNP Paribas a reculé de 0,29% à 54,47 euros.
Les titres technologiques ont aussi fait grise mine, un peu pénalisés par un repli la veille de l’indice des semi-conducteurs de Philadelphie. Soitec a chuté de 9,82% à 61,55 euros, STMicroelectronics a perdu 1,79% à 15,90 euros, Altran 2,01% à 7,55 euros Alten 2,08% à 89,55 euros, Sopra Steria 1,63% à 138,50 euros et Atos 2,23% à 105,25 euros.
GFI Informatique a en revanche bondi de 29,33% à 10,45 euros pour pratiquement s’aligner sur le prix de 10,50 euros auquel le qatari Mannai, qui détient déjà 96,60% du capital, va déposer une offre publique de retrait.
GTT a progressé de 4,61% à 63,50 euros, profitant du relèvement de sa recommandation sur le titre par Exane BNP Paribas et Portzamparc, après l’annonce d’un contrat avec le coréen Samsung Heavy Industries (SHI) pour la conception des cuves GNL de deux méthaniers.
Trigano a dégringolé de 14,69% à 96,15 euros, après que le courtier Gilbert Dupont a abaissé sa recommandation sur le titre.
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