La Bourse de Paris finit en léger repli (-0,16%) une séance sans relief

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La Bourse de Paris a clôturé mardi en léger repli (-0,16%) dans une séance sans relief, les investisseurs n’ayant eu rien de nouveau au sujet des négociations commerciales entre Chine et Etats-Unis.
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La Bourse de Paris finit en léger repli (-0,16%) une séance sans relief

L’indice CAC 40 a reculé de 8,02 points à 5.160,52 points, dans un volume d’échanges faible de 2,86 milliards d’euros. La veille, l’indice avait fini en hausse de 0,30%.

La cote parisienne a connu une "petite séance de conciliation sans grande ampleur pour le CAC 40 qui a été dans le rouge tout le long, mais sans excès", explique à l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général déléguéde Diamant bleu Gestion.

Par ailleurs, "il n’y a pas eu d’élément nouveau" sur l’état d’avancement des négociations commerciales, a-t-il ajouté tandis que les négociations entre les États-Unis et la Chine devaient reprendre mardi dans la capitale américaine.

Le président américain, actuellement concentré sur les négociations avec la Chine, s’est donné 90 jours pour décider d’imposer ou non des taxes sur les automobiles et leurs équipements, un épouvantail pour cette industrie en Europe, en particulier en Allemagne.

Lundi, Bruxelles a promis de riposter de manière "rapide et adéquate" en cas de nouveaux droits de douane et les eurodéputés ont fixé mardi les conditions selon lesquelles devrait être négocié un éventuel accord commercial sur les biens industriels entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Ils demandent la fin des menaces sur les voitures et des taxes sur l’acier, et d’exclure l’agriculture des discussions.

La Première ministre britannique Theresa May va une nouvelle fois tenter de convaincre mercredi l’UE de modifier l’accord de Brexit afin d’obtenir in extremis l’aval de son Parlement, à un peu plusd’un mois de l’échéance, malgré le refus répété de l’UE de le renégocier.

Du côté des indicateurs, le moral des investisseurs allemands s’est amélioré en février pour le troisième mois d’affilée, après avoir atteint à l’automne son plus bas niveau depuis 2012, selon le baromètre de l’institut ZEW publié mardi.

Pour le reste, les investisseurs se sont concentrés sur les résultats d’entreprises.

- Genfit en tête du SBF 120 -

Sur le tableau des valeurs, le secteur sidérurgique et minier était orienté à la baisse. Eramet a perdu 2,24% à 58,95 euros et Vallourec a chuté de 5,17% à 1,68 euro.

Danone a pris 0,73% à 66,39 euros. Le groupe a vu son bénéfice net chuter de 4,1% en 2018, à 2,35 milliards d’euros, tandis que le chiffre d’affaires a stagné à 24,65 milliards, sous l’effet de taux de change défavorables et du boycottage des produits Danone au Maroc.

LVMH a avancé de 0,73% à 297,25 euros. Son PDG Bernard Arnault s’est dit "infiniment attristé" par la mort mardi de Karl Lagerfeld, directeur artistique des maisons Chanel et Fendi.

Genfit a pris la la tête du SBF 120 grâce à des commentaires favorables d’un analyste de Portzamparc.

ALD a fini en hausse de 1,73 à 12,35 euros, dynamisé par le relèvement de sa recommandation à "acheter" par Citi.

Faurecia(+2,45% à 40,90 euros) a profité également de la remontée de la sienne à "neutre" par MainFirst.

A l’inverse, Worldline a souffert (-3,12% à 52,70 euros) de la dégradation de sa recommandation à "neutre" par Citi.

Inventiva a fortement chuté (-50,12% à 4,09 euros), après l’échec d’un essai clinique de phase IIb sur son produit phare Ianifibranor dans la sclérodermie systémique, une maladie rhumatismale auto-immune rare.

Les replis ont concerné aussi le secteur bancaire dans le sillage des banques italiennes. Société Générale a perdu 0,54% à 25,04 euros et BNP Paribas a lâché 0,44% à 42,24 euros.

pan/ef/LyS

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