La Bourse de Paris finit en légère baisse de 0,25% à 5.894,03 points

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La Bourse de Paris a fini en baisse mercredi (-0,25%), prenant du recul face aux tensions entre Pékin et Washington, après l’évocation par Donald Trump de nouvelles taxes douanières ainsi qu’un vote du Sénat américain au sujet de Hong Kong.
CAC40
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La Bourse de Paris finit en légère baisse de 0,25% à 5.894,03 points

L’indice CAC 40 a reculé de 15,02 points à 5.894,03 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,1 milliards d’euros. La veille, il avaitfini en repli de 0,35%, après avoir toutefois atteint un nouveau plus haut en séance.

La cote parisienne a débuté dans le rouge, repassant sous les 5.900 points, et ne s’est pas départie de cette tendance par la suite.

"Le marché est en phase d’attente par rapport aux négociations sino-américaines et aujourd’hui il manifeste un peu d’impatience", a relevé auprès de l’AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo BHF Securities.

Mais selon lui, "avec un indice à des niveaux aussi vertigineux, il s’agit plus d’une pause que d’une inversion de tendance". "Le manque de visibilité pèse mais, à ce stade, il n’y a pas de véritables inquiétudes", a estimé l’expert.

Les indices boursiers ont largement profité ces derniers temps des déclarations encourageantes des deux parties sur la signature d’un accord partiel.

Mais l’atmosphère été refroidie par des déclarations de président américain Donald Trump mardi promettant une nouvelle hausse des tarifs douaniers sur les produits chinois si aucun accord n’était trouvé avec Pékin.

Ces propos ont été suivis par un vote du Sénat américain à l’unanimité d’un texte soutenant les "droits de l’Homme et la démocratie" à Hong Kong, provoquant la colère de Pékin qui a convoqué un haut diplomate américain.

L’agenda des indicateurs était dépouillé, mais la Banque centrale européenne a indiqué dans un rapport publié mercredi que la période prolongée de taux d’intérêt bas en zone euro est propre à générer des prises de risques pouvant menacer la stabilité financière.

La Commission européenne a épinglé pour sa part mercredi huit pays, dont la France et l’Italie, estimant que leursprévisions budgétaires pour 2020 présentaient "un risque de non-conformité" avec les règles européennes.

Les investisseurs prendront également connaissance dans la soirée des minutes de la Fed.

Le 30 octobre, l’institution avait abaissé ses taux directeurs pour la troisième fois d’affilée dans un effort destiné à soutenir la croissance des États-Unis, tout en envisageant de faire une pause par la suite.

- L’automobile pénalisée -

Côté valeurs, les titres liés à l’automobile, sensible aux développements sur le commerce ont évolué dans le rouge.

Faurecia a cédé 1,51% à 46,40 euros, Plastic Omnium 0,85% à 24,42 euros et Valeo 1,28% à 35,47 euros. Renault (-0,41% à 43,88 euros) et Peugeot (-0,88% à 22,50 euros) ont également souffert.

EDF a perdu 1,51% à 9,12 euros. Le géant français de l’électricité a annoncé mercredi qu’il cédait ses 49,99% de parts au sein de sa coentreprise nucléaire américaine CENG, achevant un désengagement entamé en 2014.

Aéroports de Paris a profité à l’inverse (+2,68% à 179,90 euros) d’un relèvement de sa recommandation à "surperformer" par RBC Capital Markets.

Bureau Veritas a été dynamisé (+2,75% à 23,88 euros) par des informations de presse faisant état d’une possible fusion avec le groupe suisse SGS, spécialisédans l’inspection et la certification de produits, selon Bloomberg News.

abx/jdy/LyS

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