La Bourse de Paris finit en petite hausse (+0,27%), l’élection dans le viseur

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La Bourse de Paris a clôturé dans le vert (+0,27%) mercredi, s’installant de nouveau au-dessus des 5.000 points au terme d’une séance calme, avec des investisseurs prudents à quatre jours de l’élection présidentielle française.

La Bourse de Paris finit en petite hausse (+0,27%), l’élection dans le viseur


L’indice CAC 40 a gagné 13,48 points, à 5.003,73 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en repli de 1,59%.
La cote parisienne, après avoir fortement baissé mardi et ouvert quasiment à l’équilibre ce mercredi, s’est hissée à nouveau en fin de matinée au-dessus du seuil symbolique des 5.000 points, autour duquel il évolue depuis début mars.
Nous avons connu "une séance complètement terne" ce mercredi avec "un manque de volonté d’aller pousser les niveaux beaucoup plus bas sachant que la journée est très pauvre en statistiques", a résumé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.
"On reste très proche des 5.000 points et on a l’impression que c’est un niveau un peu psychologique avant l’échéance de dimanche", a-t-il complété.
Selon ce dernier, faute de catalyseur à même de dynamiser le marché dans un sens ou un autre, le marché risque de rester dans cette zone un peu stagnante jusqu’à vendredi.
L’incertitude était en effet à son comble avant le premier tour de l’élection présidentielle française le 23 avril, les sondages donnant quatre candidats au coude-à-coude.
"C’est historiqued’avoir autant de candidats avec des écarts aussi faibles", a poursuivi M. Baradez, estimant que si deux candidats eurosceptiques étaient qualifiés pour le second tour, cela pourrait entraîner "un vrai décalage baissier très fort".
La politique était également au premier plan au Royaume-Uni, où les députés ont approuvé ce mercredi la tenue d’élections législatives anticipées le 8 juin, une mesure annoncée par la Première ministre conservatrice Theresa May mardi.
Du côté des indicateurs, l’inflation dans la zone euro a ralenti en mars tandis que l’excédent commercial de la région est ressorti en légère baisse en février sur un an, un chiffre meilleur qu’attendu.
"Les données macroéconomiques européennes, on sait qu’elles sont bonnes", a résumé M. Baradez, soulignant que même les ventes records de voitures neuves dans l’Union européenne en mars (+11,2%) n’ont pas permis d’insuffler de tendance nette au marché.
"C’est un argument de plus à la hausse à moyen terme mais il reste à lever pour l’instant le frein politique", a poursuivi l’analyste.
Enfin, la Réserve fédérale américaine (Fed) doit publier, après la clôture des Bourses européennes, son Livre beige, un rapport de conjoncture sur l’économie américaine.
Sur le front des valeurs, Capgemini a été soutenu soutenu (+3,57% à 87,93 euros) par un relèvement de recommandation à "surpondérer" par Barclays.
Les valeurs bancaires ont également tiré leur épingle du jeu, Société Générale ayant progressé de 2,88% à 44,26 euros tandis que Crédit Agricole a pris 2,65% à 12,00 euros et que BNP Paribas a gagné 1,78% à 58,34 euros.
Edenred a été dopé (+4,99% à 23,56 euros) par un chiffre d’affaires en hausse de 29,6% au premier trimestre.
L’Oréal a gagné 0,72% à 181,40 euros, aidé par un chiffre d’affaires en hausse de 7,5% au terme d’un premier trimestre jugé atypique.
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