La Bourse de Paris finit en petite hausse une semaine ternie par les frictions commerciales (+0,16%)

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La Bourse de Paris a terminé en légère hausse vendredi (+0,16%), la bonne santé du marché du travail américain apportant un petit rayon de soleil au terme d’une semaine nettement ternie par les frictions commerciales.

La Bourse de Paris finit en petite hausse une semaine ternie par les frictions commerciales (+0,16%)


L’indice CAC 40 a grappillé 8,38 points à 5.252,22 points, dans un volume d’échanges moyende 3,6 milliards d’euros. La veille, il avait fini en légère baisse de 0,31%, à son plus bas niveau en clôture depuis avril.
Au cours de la semaine écoulée, l’indice a reculé de 2,86%. Depuis le 1er janvier, il enregistre désormais un recul de 1,14%.
Après avoir ouverttimidement dans le vert, la cote parisienne a reflué, avant de connaître un petit sursaut en fin de séance dans la foulée de la publication du rapport sur l’emploi aux États-Unis en août, marqué par de solides créations d’emploi et une montée des salaires.
"Les chiffres de créations d’emploi sont encore très forts, et surtout il y a une accélération de la croissance des salaires, ce qui a eu un impact plutôt positif sur les actions, notamment celle des banques", a relevé auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.
"Cette preuve de l’excellente forme de la croissance américaine a permis aux marchés de se stabiliser", a-t-il complété.
"Mais, selon lui, il est difficile d’envisager un rebond significatif tant que certaines hypothèques commerciales ne seront pas levées", à commencer par les mesures d’augmentation des taxes sur les produits chinois.
Les investisseurs s’inquiètent en particulier de nouvelles taxes envisagées par le président américain sur 200 milliards de dollars supplémentaires de biens chinois qui pourraient entrer en vigueur alors que la période de consultation publique a pris fin jeudi.
"Nous ne nous attendions pas à un début de mois de septembre aussi négatif", a complété M. Larrouturou, en notant que "le risque d’une baisse de la croissance lié au conflit commercial avait particulièrement pesé sur les valeurs cycliques" .
- Schneider, Legrand et Rexel pénalisés -
En terme d’indicateurs, en plus de l’emploi auxÉtats-Unis, la production industrielle allemande a reculé en juillet de 1,1% sur un mois, tandis qu’elle a progressé de 0,7% sur le même mois en France.
En matière de valeurs, Legrand a reculé de 1,65% à 62 euros, Schneider Electric de 4,92% à 64,50 euros, et Rexel de 3,40% à 13,07 euros, dans la foulée de l’annonce que des perquisitions ont été menées jeudi chez ces groupes, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’entente illicite sur les prix entre les principaux fabricants de matériels électriques français.
Sodexo a poursuivi son recul (-2,36% à86,16 euros). Le titre avait déjà été pénalisé la veille, les investisseurs restant dubitatifs face à la volonté affichée par le groupe de multiplier par deux la croissance interne de son chiffre d’affaires "d’ici l’exercice 2019-2020".
De même, Altran, lesté par l’abaissementde sa recommandation par Invest Securities, a continué de se replier (-5,77% à 8 euros). Le titre a chuté de 8% la veille, les investisseurs s’inquiétant d’un flux de trésorerie disponible inférieur aux attentes.
Safran a profité (+1,16% à 117,40 euros) d’un relèvement de sa recommandation par Deutsche Bank.
Savencia a baissé de 1,10% à 71,60 euros, pénalisé par un bénéfice net divisé par deux au premier semestre 2018 et la prévision d’un second semestre touché par la volatilité de l’économie laitière et les cours de change défavorables.
April est monté de 2,85% à 12,65 euros, soutenu par une progression de 15,4% de son bénéfice net, dans le sillage de ses performances opérationnelles.
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