Bourse : le CAC40 termine en hausse, la bulle financière reprenant de plus belle

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La Bourse de Paris a fini jeudi en hausse (+1,44%) une séance très volatile, juste au-dessus des 4.500 points, encouragée par le déferlement d’argent frais de la Fed, mais toujours aux aguets sur le pétrole et la réunion de l’Eurogroupe.

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La Bourse de Paris finit juste au-dessus des 4.500 points avant Pâques

L’indice CAC 40 a pris 64,10 points à 4.506,85 points. La veille, il avait fini à l’équilibre. Depuis jeudi dernier, la cote parisienne a gagné 6,77%, ce qui porte ses pertes depuis le 1er janvier à 24,61%. Après une ouverture dans le vert, la place parisienne a été bringuebalante à partir de la mi-journée. La Bourse de Paris sera fermée de vendredià lundi inclus pour le long week-end de Pâques, comme toutes les autres places d’Euronext.

Au chevet de l’économie américaine depuis le début de la crise du coronavirus, la Banque centrale des États-Unis a annoncé jeudi 2.300 milliards de dollars de nouveaux prêts, destinés particulièrement aux entreprises et aux collectivités locales frappées par la pandémie. "La mission de la Réserve fédérale américaine est clairement de sauver l’emploi" et "le déferlement de crédit montre l’urgence de la situation", souligne Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille à Mirabaud France. L’annonce de la Réserve fédérale américaine intervient alors que les Etats-Unis ont enregistré 6,6 millions de nouveaux demandeurs d’allocations chômage en une semaine, nouvelle preuve du désastre économique ambiant.

En outre, "le marché a intégré un accord sur une coupe importante de la production de pétrole et a intérêt à être servi", souligne M. Rozier. "Il attend beaucoup et peut-être trop de cette réunion qui peut faire déraper le marché" au retour du long week-end de Pâques, prévient-il. Les principaux pays producteurs de pétrole, ceux de l’Opep en tête, étaient réunis jeudi par écrans interposés, afin de soutenir les prix qui se sont effondrés avec la pandémie de Covid-19.

Les membres de l’Opep et les autres participants, dont leurs partenaires via l’accord Opep+, discutent d’une réduction massive de la production mondiale de brut, leur arme principale face à la chute de la demande mondiale en or noir. Pour le reste, "le marché est actuellement alimenté par les décisions des banques centrales, mais il ne faut pas oublier que les fondamentaux sont mauvais et quel’économie est à l’arrêt", observe M. Rozier.

"L’étape d’après sera moins réjouissante avec la phase de publications d’entreprises dont aucune n’est capable de donner une photo claire de leurs perspectives", dans un contexte de crise sanitaire inédite, ajoute-t-il.
Cependant, le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a assuré jeudi qu’il y avait "toutes les raisons de penser que la reprise économique "sera solide" aux États-Unis, une fois la crise liée à la pandémie du coronavirus terminée.

  • En matière de valeurs, Sodexo a gardéla tête du CAC 40 tout au long de la séance (+12,9% à 71,6 euros), les investisseurs y voyant désormais plus clair concernant les perspectives du groupe. Ce dernier anticipe une réduction de son chiffre d’affaires "de 2,4 à 2,8 milliards d’euros" au second semestre de son exercice 2019-2020 en raison de la pandémie de coronavirus.
  • Les annonces de la Fed ont dopé le secteur de la banque et celui de l’assurance : BNP Paribas a pris 5,38% à 28,41 euros, Société Générale (+2,99% à 15,02 euros) et Crédit Agricole (+3,84% à 6,97 euros). Scor est monté de 4,95% à 22,88 euros.
  • Airbus (+1,31% à 28,64 euros) a décidé de réduire d’un tiers sa cadence de productions d’avions pour pouvoir répondre à la demande de ses clients tout en adaptant ses capacités à l’évolution du marché mondial de l’aéronautique face à la crise du coronavirus.

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