La Bourse de Paris finit la semaine sur un double espoir de progrès (+1,73%)

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La Bourse de Paris a fini en nette hausse vendredi (+1,73%) portée par des espoirs d’un accord commercial sino-américain alimentés par des propos optimistes de Washington et sur des progrès autour du Brexit.
CAC40
Bourse © stock.adobe.com

La Bourse de Paris finit la semaine sur un double espoir de progrès (+1,73%)

L’indice CAC 40 a gagné 96,43 points à 5.665,48 points, dans un volume d’échanges nourri de 4,58 milliards d’euros. La veille, il avait fini également en nette hausse de 1,27%.

La cote parisienne a démarré sur une modeste progression avant de gagner en confiance au fil de la séance.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a progressé de 3,23%. Il affiche une hausse de 19,76% depuis le 1er janvier.

"C’est l’alignement des planètes" avec de "bonnes nouvelles" sur le front commercial avec Donald Trump tweetant son optimisme au second jour des négociations commerciales avec la Chine et "la probabilité d’un Brexit dur qui s’éloigne", a déclaré à l’AFP, Adrien Dumas, gérant actions à Mandarine Gestion.

Réduits aux conjectures sur le dossier commercial depuis des mois, les investisseurs sont rassurés par "ces premières bonnes nouvelles" qui montrent que "les discussions avancent" et rendent le marché "très pro-cycliques avec les semi-conducteurs, les matières premières et les banques qui surperforment", observe-t-il.

Le président américain Donald Trump a affiché son optimisme vendredi sur les négociations commerciales avec la Chine qui se déroulent dans "une ambiance plus chaleureuse" à Washington. "De bonnes choses sont en train de se produire dans les négociations commerciales avec la Chine", a-t-il écrit dans un tweet.

Des propos qui font espérer "d’arriver à terme à un accord avec la Chine", estime M. Dumas.

Autre moteur, Londres et Bruxelles se sont entendus vendredi pour lancer des négociations intensives, afin de tenter de sortir de l’impasse du Brexit, à 20 jours du divorce. Un contexte là encore d’optimisme qui a propulsé la livre sterling à des niveaux plus vus depuis mai face au billet vert et face à l’euro.

Cerise sur le gâteau, la macroéconomie a agréablement surpris, elle aussi. La confiance des consommateurs aux États-Unis s’améliore nettement en octobre alors que les ménages s’attendent à des revenus plus solides, ce qui pourrait doper la croissance, selon l’estimation préliminaire de l’enquête de l’Université du Michigan publiée vendredi.

Par ailleurs, la Banque centrale américaine a annoncé vendredi toute une série de mesures pour améliorer la liquidité et mieux gérer ses taux d’intérêt, soulignant qu’il ne s’agissait en aucune manière d’un "changement de politique monétaire".

- Les cycliques se frottent les mains -

Du côté des valeurs, les banques ont été soulagées par des signaux encourageants sur le Brexit. BNP Paribas a pris 4,72% à 45,75 euros, Crédit Agricole 4,52% à 11,22 euros, Société Générale 5,27% à 25,26 euros et Natixis 6,27% à 3,78 euros.

Le secteur de la sidérurgie, sensibleaux soubresauts commerciaux, a été porté par l’espoir d’avancées dans les négociations sino-américaines : ArcelorMittal a gagné 5,87% à 13,45 euros et Aperam 5,68% à 22,51 euros.

L’action du fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a également bienprofité de l’allègement des tensions commerciales.

Renault a grimpé de 5,12% à 53,40 euros. Le conseil d’administration du constructeur automobile français a écarté vendredi son dauphin Thierry Bolloré, jugeant nécessaire "un nouveau souffle" selon son président.

Fnac Darty a bénéficié (+4,20% à 58,35 euros) d’un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Oddo BHF.

En revanche, Publicis a dévissé de 14,51% à 36,35 euros, plombé par la révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2019 et 2020.

Euronext a perdu 2,76% à 70,55 euros sur fond de prises de bénéfices après avoir dévoilé un nouveau plan stratégique à horizon 2022 conforme aux attentes, mais jugé peu ambitieux.

pan/els/LyS

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