La Bourse de Paris fléchit (-0,12%), focalisée sur la guerre commerciale

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La Bourse de Paris a clôturé sur un léger reflux (-0,12%) mercredi, la prudence dominant chez les investisseurs dans l’attente de toute nouvelle évolution sur le front commercial et de la publication des minutes de la Réserve fédérale américaine (Fed).
La Bourse de Paris fléchit (-0,12%), focalisée sur la guerre commerciale
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La Bourse de Paris fléchit (-0,12%), focalisée sur la guerre commerciale

L’indice CAC 40 a cédé 6,48 points à 5.378,98 points, dans un volume d’échanges moyen de 2,9 milliards d’euros. La veille, l’indice avait terminé en hausse de 0,50%.

Le marché parisien a ouvert proche de l’équilibre, autour duquel il a oscillé une bonne partie de la matinée, avant de passer franchement dans le rouge, puis de limiter ses pertes.

"Tout tourne vraiment autour de cette actualité de la guerre commerciale" entre les Etats-Unis et la Chine, a résumé auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

L’interdiction des exportations de produits technologiques américains vers certainesentreprises jugées "à risque", avec Huawei dans le viseur, a ouvert un nouveau front dans l’offensive tous azimuts engagée contre la Chine par Donald Trump, provoquant en outre un effet domino.

Plusieurs poids lourds japonais et britanniques des télécoms ont en effet annoncé mercredi qu’ils allaient se passer pour l’heure des équipements de Huawei.

Les marchés actions avaient pourtant un peu soufflé mardi après l’annonce par Washington d’un délai de 90 jours accordé à Huawei et à ses partenaires américains pour s’adapter, mais le répit a été de courte durée.

"Il y a eu quelques levées de restrictions mais d’autres informations en parallèle ont évoqué le fait que d’autres entreprises chinoises pourraient potentiellement être placées sur la liste noire américaine", a poursuivi M. Tuéni.

Les investisseurs devraient également prêter attention, après la clôture des places européennes, à la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine .

"Il y aura des investisseurs à l’affût du moindre signe permettant d’anticiper un virage encore plus accommodant de laFed", de plus en plus d’opérateurs de marché tablant désormais sur une baisse des taux de la banque centrale cette année, a souligné M. Tuéni.

A ces sujets majeurs s’ajoute également celui du Brexit, la Première ministre britannique Theresa May s’étant débattue ce mercredi poursauver son plan de la "dernière chance", destiné à mettre en œuvre le Brexit mais qui n’a convaincu ni sa majorité ni l’opposition, écornant encore un peu plus son autorité.

Du côté des indicateurs, l’inflation au Royaume-Uni est remontée à 2,1% en avril sur un an tandis que lacroissance en Italie devrait atteindre 0,3% en 2019, selon l’Institut italien des statistiques (Istat), dont les prévisions sont légèrement supérieures à celles du gouvernement, qui table sur 0,2%.

- Casino en mauvaise posture -

Sur le front des valeurs, Casino a perdu 3,40%à 29,85 euros après que les autorités européennes de la concurrence ont effectué mardi des visites-saisies aux sièges du groupe de distribution à Paris et Saint-Etienne. Le groupe serait visé par une enquête sur une alliance passée avec Intermarché, selon le Figaro.

Les titresdu secteur pétrolier ont déchanté après plusieurs séances de hausse, pénalisés notamment par la baisse des cours sur fond d’augmentation surprise des stocks de brut aux Etats-Unis. Plus globalement, le conflit commercial sino-américain pèse sur le segment des matières premières. Valloureca ainsi chuté de 5,94% à 2,31 euros tandis que CGG s’est replié de 3,81% à 1,57 euros et que TechnipFMC a reculé de 2,70% à 20,57 euros. Aperam (-2,21% à 22,09 euros) et Total (-1,53% à 49,01 euros) ont également fini mal orientés.

Les valeurs technologiques et affiliées ont enrevanche été recherchées, à l’instar d’Alten (+2,90% à 95,80 euros), Sopra Steria (+3,11% à 109,40 euros), Atos (+2,68% à 72,82 euros), Capgemini (+1,76% à 106,70 euros) ou encore Altran Technologies (+1,41% à 11,13 euros).

Euronext n’a pas été pénalisé (+1,42% à 63,70 euros) par le placement de sa note "sous surveillance avec implication négative" par l’agence de notation américaine Standard and Poor’s (SP Global Ratings). Cette dernière envisage de baisser la note de l’opérateur boursier à cause de son projet d’acquisition de la Bourse d’Oslo.

Carmat aété porté (+2,67% à 21,15 euros) de son côté par la reprise de la production de ses prothèses de cœur artificiel intégral, qui était interrompue depuis le quatrième trimestre 2018. La medtech française compte désormais reprendre son essai clinique d’ici à fin septembre.

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