La Bourse de Paris indécise (-0,10%)

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La Bourse de Paris cédait un peu de terrain (-0,10%) mercredi matin, lestée par un regain de prudence avant de nouveaux résultats d’entreprises aux Etats-Unis et après des propos de Donald Trump sur la Chine faisant craindre un durcissement du conflit commercial.
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La Bourse de Paris indécise (-0,10%)

A 09H30 , l’indice CAC 40 cédait 5,47 points à 5.608,91 points. La veille, il avait avancé de 0,65%.

"Pour l’instant, nous restons sur des marchés boursiers qui délaissent la macroéconomie et sont plutôt portés par les résultats trimestriels et, en toile de fond, une action de la banque centrale américaine àla fin du mois", a souligné dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Au programme du jour, il y a de nouvelles publications de résultats aux Etats-Unis. Les banques seront toujours à l’honneur, mais plusieurs géants de la technologiedoivent également donner leurs chiffres (Netflix et IBM après la clôture)", a relevé de son côté Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Selon ce dernier, les marchés ne devraient pas baisser "suite aux déclarations de Donald Trump sur la Chine" car "il s’agit d’unenouvelle occasion pour les investisseurs d’anticiper une politique monétaire plus accommodante".

"Les marchés boursiers américains ont terminé légèrement en repli (mardi soir) et les actions asiatiques sont dans le rouge alors que les préoccupations commerciales refont surface", arésumé pour sa part David Madden, un analyste de CMC Markets.

Le président américain "a tenu les investisseurs sur leurs gardes (mardi) en disant que la Chine et les Etats-Unis ont +un long chemin à parcourir+ pour parvenir à un accord commercial", a-t-il complété.

En matière d’indicateurs, le marché automobile européen est reparti à la baisse en juin (-7,8%), victime d’un effet calendaire défavorable, après une stabilisation en mai.

Les chiffres de l’inflation en juin au Royaume-Uni et en zone euro sont également à l’agenda, avant les mises en chantier de logements de juin aux Etats-Unis, ainsi que la publication du Livre Beige de la Fed en amont de sa réunion des 30 et 31 juillet.

Son président, Jerome Powell, a de nouveau laissé entendre mardi que la banque centrale américaine était prête à baisser les taux d’intérêt pour soutenir l’économie et surtout face à "la faiblesse prolongée" de l’inflation.

Par ailleurs, ce mercredi s’ouvre pour deux jours en France la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du G7.

En termes de valeurs, Sartorius Stedim montait (+1,88% à 141,20 euros) malgré l’abaissement de sa recommandation à "réduire" contre "ajouter" auparavant par Gilbert Dupont.

Les constructeurs automobiles étaient à la peine, à l’image de Renault (-1,03% à 52,05 euros) et Peugeot (-0,45% à 22,22 euros) qui ont vu leurs livraisons devoitures particulières neuves baisser de respectivement 3,6% et 8% dans l’Union européenne le mois dernier.

Le secteur pétrolier souffrait également dans le sillage d’une forte baisse des cours du brut mardi. Vallourec perdait 2,19% à 2,50 euros, CGG reculait de 2,16% à 1,79 euro, TechnipFMC se repliait de 1,94% à 22,21 euros tandis que Total lâchait 1,31% à 49,31 euros.

Virbac progressait de 2,86% à 172,80 euros, dopé par un chiffre d’affaires en hausse de 4,1% au deuxième trimestre, à 246,1 millions d’euros, soutenu notamment par l’activité aux Etats-Unis et en Asie et par un effet de change favorable.

Orege s’appréciait de 0,79% à 1,28 euro après que la "cleantech", filiale cotée du groupe Eren spécialisée dans le conditionnement, le traitement et la valorisation des boues municipales et industrielles, a annoncé mardi avoir levé près de 40 millions d’euros, via une augmentation de capital.

jra/tq/spi

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