La Bourse de Paris marque le pas (-0,49%), Brexit et guerre commerciale en ligne de mire

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La Bourse de Paris a terminé en repli (-0,49%) mardi, dans un marché sur la défensive en attendant de voir quelle tournure va prendre la rentrée parlementaire britannique et toujours inquiet de l’enlisement des relations commerciales sino-américaines.
CAC40
Bourse © stock.adobe.com

La Bourse de Paris marque le pas (-0,49%), Brexit et guerre commerciale en ligne de mire

L’indice CAC 40 a perdu 26,97 points à 5.466,07 points, dans un volume d’échanges réduit de 2,6 milliards d’euros. La veille, il avait gagné 0,23%.

La cote parisienne a débuté en léger repli avant d’accentuer son recul au cours de la séance.

"Nous sommes, en Europe, dans l’attente de ce que va faire le Parlement anglais et bien sûr Boris Johnson qui appellera ou non à de nouvelles élections", a souligné auprès de l’AFP Cédric Besson, gérant et conseiller du président chez Gaspal Gestion.

Par conséquent, "les investisseurs ne prennent pas beaucoup de risques aujourd’hui", a-t-il ajouté, "comme tout est possible, il est difficile de prendre un pari fort dans un sens ou un autre".

Le Premier ministre britannique, en pleine tempête politique, affrontait ce mardi après-midi les députés de l’opposition et de son propre camp conservateur qui vont tenter d’empêcher un Brexit sans accord, avecen toile de fond la menace d’élections anticipées.

Son gouvernement a perdu mardi sa majorité, qui ne tenait qu’à une voix, avec la défection du député conservateur Phillip Lee, qui rejoint le Parti libéral-démocrate, europhile.

Dans ce contexte, la livre sterling est tombée mardi sous le seuil de 1,20 dollar pour la première fois depuis janvier 2017.

Si la livre ne baisse pas davantage, c’est que "les marchés croient encore qu’on va repousser l’échéance du 31 octobre" pour le Brexit, avec un nouveau délai de quelques mois qui serait accepté par l’Union européenne, a relevé M. Besson.

Par ailleurs, les opérateurs sont "toujours en train d’estimer quel est le degré de ralentissement de l’économie mondiale", confirmé par "tous les chiffres macroéconomiques qui sortent", selon lui.

Ainsi l’ISM manufacturier aux Etats-Unis publié ce mardi "n’est pas bon du tout", a-t-il poursuivi. L’activité du secteur aux Etats-Unis s’est contractée en août sous l’effet des incertitudes entourant le commerce, tombant à 49,1 points.

"Est-ce que M. Trump va être échaudé ou pas ? Il faut que le S&P 500 baisse un peu plus franchement" pour que le président américain change de stratégie face à la Chine, a encore estimé M. Besson.

Le président américain a mis en garde mardi Pékin contre la tentation de jouer la montre dans les négociations commerciales dans l’espoir qu’il ne soit pas réélu en 2020. L’hôte de la Maison Blanche a dans le même temps assuré que "les négociations avec la Chine se passent bien", bien que de nouveaux tarifs douaniers sur des milliards de dollars de produits chinois soient entrés en vigueur dimanche, ce qui a poussé la Chine à annoncer le dépôt une plainte à l’Organisation mondiale du Commerce .

- Iliad pénalisé par l’Italie -

Sur le terrain des valeurs, Iliad s’est enfoncé de 6,29% à 89,02 euros, "souffrant de ses résultats mais surtout à cause de l’Italie", a indiqué M. Besson.

Eutelsat a perdu 0,50% à 15,95 euros après avoir annoncé se retirer d’une coalition visant à donner un nouveau rôle à une bande de fréquence (bande C) envisagée commepiste potentielle pour le développement de la 5G.

Dans le sillage de cette annonce, son concurrent SES, très impliqué dans cette voie, a reculé de 3,59% à 13,82 euros.

Rare titre du CAC 40 dans le vert, Sanofi a poursuivi sa hausse (+1,91% à 81,05 euros) de la veille, consécutive à l’arrivée d’un nouveau directeur général, Paul Hudson, ancien de Novartis. Le titre a aussi profité d’un début de suivi avec la recommandation "sur-performance" par Bernstein.

Renault est monté de 0,83% à 52,43 euros car "on sent que le rapprochement avec Fiat est toujoursenvisageable", pour M. Besson, à condition que l’alliance Renault-Nissan soit consolidée, ce à quoi travaillent les pouvoirs publics.

Genfit s’est replié de 1,64% à 15,00 euros. La biotech a annoncé lundi un changement de gouvernance avec l’arrivée de Pascal Prigent comme directeurgénéral.

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