La Bourse de Paris marque une pause (+0,03%) après un début de semaine en yo-yo

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La Bourse de Paris a terminé quasi à l’équilibre (+0,03%) jeudi, temporisant après avoir rebondi la veille sur fond d’espoir ravivé de voir les États-Unis et la Chine parvenir rapidement à un accord commercial.

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La Bourse de Paris marque une pause (+0,03%) après un début de semaine en yo-yo

L’indice CAC 40 a grappillé 1,87 point à 5.801,55 points, dans un volume d’échanges restreint de2,9 milliards d’euros. La veille, il avait gagné 1,27%, rattrapant environ la moitié de ses larges pertes des deux séances précédentes.

La cote parisienne a débuté timidement à l’équilibre avant de s’enhardir par la suite.

"Ce qui a fait rebondir le marché hier, c’estune marche arrière par rapport à ce que Trump semblait vouloir dire" les jours précédents, a résumé auprès de l’AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo BHF Securities.

"Nous sommes vraiment dans une période très court-termiste de chaud-froid avec très peu de contenu ou d’indications supplémentaires entre le moment où Donald Trump nous dit qu’un accord pourrait prendre encore un an et du très court terme où les Chinois jouent un peu au +good cop+ (gentil policier)", a-t-il complété.

Chinois et Américains restent "en contact étroit" pour tenter de parvenir à un accord commercial, a assuré jeudi Pékin, alors que les deux pays traversent une phase de turbulences diplomatiques.

L’agence Bloomberg, citant des sources proches des négociations, avait également indiqué mercredi que les deux premières puissances mondiales s’étaient rapprochées d’un texte, qui pourrait voir le jour avant la nouvelle vague de surtaxes douanières américaines prévue le 15 décembre.

Ces informations ont contrebalancé les craintes générées la veille par Donald Trump, qui a laissé entendre qu’un accordavec Pékin pourrait être reporté après la présidentielle américaine de 2020 et l’annonce dans la nuit de mercredi à jeudi d’une nouvelle plainte de Huawei aux États-Unis contre sa mise à l’écart d’un fonds fédéral destiné à développer les infrastructures de télécommunications en zones rurales.

Nous avons "essentiellement un marché qui est poussé par les vents un peu positifs ou un peu négatifs concernant les espoirs ou les pseudo espoirs sur le commerce international, donc c’est assez creux", a encore estimé M. Jacoby.

Du côté des indicateurs, les commandes industrielles en Allemagne ont reculé en octobre.

Le déficit commercial des États-Unis est quant à lui tombé en octobre à son plus bas niveau depuis mai 2018, en raison de la persistance des frictions commerciales avec la Chine et du ralentissement de l’économie mondiale.

- Discussions entre Kering et Moncler -

Sur le terrain des valeurs, Coface a fini en tête de l’indice SBF 120 avec un bond de 5,09% à 10,53 euros, profitant de l’annonce de l’autorisation donnée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) d’utiliser son modèle interne partiel pour le calcul de son besoin de capital réglementaire en matière de solvabilité,une étape clé dans la réalisation de son plan pour améliorer l’efficacité de son modèle.

TF1 (+4,89% à 7,62 euros) et M6 (+3,57% à 15,66 euros) ont profité tous deux d’un relèvement de leur recommandation à "surperformer" contre "neutre" auparavant par Exane BNP Paribas.

Accor s’est apprécié de 1,87% à 38,63 euros après avoir annoncé jeudi un accord définitif pour céder 5% du capital de son partenaire chinois Huazhu Group, soit environ la moitié de sa participation, pour 451 millions de dollars.

Euronext a grappillé 0,14% à 69,45 euros aprèsl’annonce d’un accord en vue du rachat de 66% du scandinave Nord Pool, deuxième marché européen pour le négoce de l’électricité, valorisé à 850 millions de couronnes (environ 84 millions d’euros).

Kering a progressé de 0,35% à 540,00 euros. Selon l’agence Bloomberg, citant des sources proches, Kering a entamé des "négociations exploratoires avec Moncler" pour une possible prise de contrôle du groupe italien. Le principal actionnaire de Moncler, Remo Ruffini, a confirmé des contacts avec Kering, mais a indiqué qu’il n’y avait aucune hypothèse concrète de vente de lasociété dans l’immédiat.

Derichebourg a bondi de 9,47% à 3,40 euros grâce à des résultats supérieurs aux attentes des analystes même si son bénéfice net et son chiffre d’affaires ont reculé durant son exercice décalé 2018-2019, du fait d’éléments exceptionnels et du conflitcommercial sino-américain.

Oeneo a pris 4,46% à 11,70 euros, porté par une forte hausse de son bénéfice net au premier semestre de son exercice décalé 2019-2020, une progression rendue possible par sa division bouchons.

jra/tq/LyS

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