La Bourse de Paris mollit un peu face aux tensions géopolitiques (-0,15%)

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La Bourse de Paris a fini en léger recul vendredi (-0,15%), peu perturbée par l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis mais toujours focalisée sur le contentieux commercial sino-américain.
La Bourse de Paris mollit un peu face aux tensions géopolitiques (-0,15%)
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La Bourse de Paris mollit un peu face aux tensions géopolitiques (-0,15%)

L’indice CAC 40 a cédé 8,01 points à 5.367,62 points, dans un volume d’échanges faible de 2,85 milliards d’euros. La veille, il avait terminé à l’équilibre .

Au cours de la semaine écoulée, l’indice est resté quasi stable (+0,07%). Ses gains depuis le 1er janvier atteignent désormais +13,46%.

La cote parisienne a ouvert en baisse, sans changer de direction par la suite.

"Les marchés sont focalisés uniquement sur l’international, la géopolitique, entre les attaques de pétroliers près du détroit d’Ormuz et le bras de fer entre la Chine et les Etats-Unis sur le commerce", souligne à l’AFP Philippe Cohen, gérant à Kiplink Finances. "Le marché est assez stable et tourne en rond, dans l’attente d’un début de résolution du problème sino-américain qui plombe tout le monde."

Des chiffres encourageants ont pourtant été publiés aux Etats-Unis : les ventes au détail ont sensiblement progressé en mai, éloignant les craintes d’un ralentissement immédiat de l’activité tandis que la production industrielle a fait mieux que prévu. Les stocks des entreprises manufacturières et de distribution ont grimpé de 0,5% en avril après avoir stagné le mois précédent.

Le marché, qui considère que "ni les Iraniens ni les Américains ne veulent une guerre ouverte" est "axé sur l’approche du G20 et la question de savoir s’il va y avoir un début d’accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis", souligne le spécialiste.

Cependant, les investisseurs "ne voient pas les Etats-Unis entrer en guerre contre l’Iran, cela embraserait toute la région". En outre, "Trump n’est pas un va-t-en-guerre" et "ne va pas ouvrir un nouveau front militaire", estime M. Cohen.

- STMicroelectronics plombé par Broadcom-

Côté valeurs, STMicroelectronics a été à la peine (-3,22% à 14,14 euros) dans le sillage des semi-conducteurs américains après les prévisions décevantes de Broadcom.

Iliad, qui fait partie, selon Les Echos, des entreprises qui vont investir dans le projet de cryptomonnaie de Facebook, a reculé de 3,97% à 101,50 euros.

Thales, qui va faire son entrée le 24 juin dans l’indice phare de la Bourse de Paris, a perdu du terrain en fin de séance (-0,99% à 105,45 euros). Les deux sortants, Valeo et Worldline ont perdu respectivement 2,37% à 24,30 euros et 0,25% à 61euros.

Airbus a lâché 0,20% à 122,42 euros. L’avionneur européen s’est entendu avec les sept nations clientes de l’A400M sur une révision du contrat pour cet avion de transport militaire qui a connu de nombreux retards et surcoûts.

Eiffage a baissé de 1,59% à 85,46 euros,le groupe devant exploiter un futur tronçon de la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA), "route de la mort" aux nombreux accidents, à l’issue d’une rare opération de transformation d’une nationale en autoroute.

EDF a été aussi dans le rouge (-1,09% à 11,78 euros), après avoir annoncé le rachat de la petite société allemande Energy2market (E2m) pour un montant non dévoilé, afin de se renforcer dans la gestion des énergies renouvelables décentralisées.

Transgene a chuté de 5,80% à 2,76 euros à la suite du lancement d’une augmentation de capital d’un montantmaximum de 50 millions d’euros.

Oeneo a progressé de 3,54% à 10,54 euros, le groupe abordant l’exercice 2019-2020 "avec confiance, confirmant son potentiel de croissance dans les deux divisions" bouchons et tonneaux.

pan/soe/LyS

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