La Bourse de Paris ne se formalise pas du rejet de l’accord sur le Brexit (+0,51%)

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La Bourse de Paris a fini dans le vert (+0,51%) mercredi, les investisseurs intégrant sans s’en formaliser le rejet de l’accord sur le Brexit par le Parlement britannique qu’ils anticipaient largement.
La Bourse de Paris ne se formalise pas du rejet de l'accord sur le Brexit (+0,51%)
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La Bourse de Paris ne se formalise pas du rejet de l’accord sur le Brexit (+0,51%)

L’indice CAC 40 a pris 24,57 points à 4.810,74 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,1 milliards d’euros. La veille, l’indice avait fini en hausse de 0,49%.

La cote parisienne a passé la quasi-totalité de la séance dans le vert.

Si "les marchés n’ont pas franchement réagi", c’est que "globalement personne ne s’attendait à ce que ce soit voté", a résumé Jean-Louis Mourier, un économiste du courtier Aurel BGC.

A moins de trois mois du Brexit, les députés britanniques ont rejeté massivement l’accord de sortie de l’UE négocié par la Première ministre Theresa May qui faisait face mercredi à une motion de censure déposée par l’opposition travailliste.

A moins d’un "très gros retournement qui nécessiterait qu’il y ait 27 gouvernements qui changent d’opinion à la fois, il n’y aura pas de renégociation de l’accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni", a-t-il ajouté.

Selon lui, "soit cet accord passe et il y a un Brexit dit "soft" mais ça paraît difficile dans les conditions politiques" actuelles, "soit Theresa May n’arrive à rien lundi et il y aura un Brexit dur le 29 mars, soit le mieux qu’elle puisse obtenir est de faire passer à ses collègues parlementaires qu’elle va rediscuter avec l’Union européenne, pas forcément d’un nouvel accord mais d’un délai pour préparer la sortie".

Autre possibilité, a-t-il poursuivi, "qui pour l’instant ne semble pas la plus probable, c’est de refaire un référendum".

"Le pire des scénarios serait un Brexit dur le 29 mars" car même un Brexit dur peut être atténué, "mais il faut un minimum de temps pour négocier, préparer les choses, recruter les douaniers", a estimé Christian Parisot, chef économiste chez Aurel BGC.

Du côté des indicateurs, en Allemagne, le taux d’inflation s’est bien élevé à 1,7% en décembre sur un an tandis qu’au Royaume-Uni, l’inflation a encoreralenti en décembre.

Aux Etats-Unis, les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé la semaine dernière, tandis que ceux de produits raffinés ont encore progressé plus que prévu.

- Rebond du secteur bancaire -

Sur le terrain des valeurs, le secteur bancaire a rebondi. Société Générale a gagné 4,15% à 30,21 euros, Crédit Agricole 3,92% à 10,35 euros et BNP Paribas 3,32% à 43,08 euros.

Tarkett s’est élevé de 4,50% à 18,35 euros, bénéficiant du début de la couverture de son titre par MainFirst, qui a émis une recommandation à "sur-performer".

Peugeot s’est adjugé 3,29% à 21,32 euros, Renault 1,72% à 56,88 euros. PSA a vu ses livraisons de voitures neuves bondir de 32,8% sur l’ensemble de 2018 en Europe, aidé par l’intégration d’Opel et Vauxhall, tandis que Renault (avec Dacia, Lada, Alpine) a fait un peu mieux que le marché (+0,8%).

En outre, plusieurs émissaires du gouvernement français dépêchés à Tokyo devaient s’entretenir mercredi avec des protagonistes du dossier Renault-Nissan, ce qui pourrait augurer d’une accélération du calendrier pour la succession de Carlos Ghosnà la tête du groupe automobile français.

Aéroports de Paris (ADP) a reculé de 1,38% à 164,50 euros alors que le trafic des aéroports parisiens Orly et Charles-de-Gaulle a augmenté de 3,8% en 2018 malgré les grèves d’Air France au premier semestre.

Air France a progressé de 4,74% à 9,19 euros. Benjamin Smith, aux commandes du groupe depuis septembre, effectuait mercredi sa première apparition publique en s’exprimant au Sénat.

Mediawan a pris 5,80% à 11,85 euros alors que la société de production a réalisé sa première acquisition hors de Franceen prenant une part majoritaire dans le producteur italien Palomar.

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