La Bourse de Paris oppressée par les tensions pétrolières (- 0,72%)

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La Bourse de Paris se repliait nettement lundi matin (-0,72%) après que des attaques sur des installations pétrolières en Arabie Saoudite ont fait grimper les prix du pétrole et inversé la tendance haussière de la semaine dernière sur le marché actions.
CAC40
Bourse © stock.adobe.com

La Bourse de Paris oppressée par les tensions pétrolières (- 0,72%)

A 09H32 , l’indice CAC 40 refluait de 40,81 points à 5.614,65 points. Vendredi, l’indice avait fini en hausse de 0,22% à 5.655,46 points.

La Bourse de New York avait fini sur une note hésitante vendredi.

Les marchés actions avaient été portés en fin de semaine dernière par des signes de bonne volonté dans le dossier commercial sino-américain et par la relance des rachats de dette publique et privée de la Banque centrale européenne.

Mais une frappe de drones samedi contre deux importantes installations pétrolières saoudiennes est venue inverser la tendance à l’ouverture des marchés, après avoir fait grimper les cours du pétroleet provoqué un regain de tension entre Washington et Téhéran.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco.

LesEtats-Unis, où le président Donald Trump a annoncé dimanche avoir autorisé l’utilisation de réserves stratégiques de pétrole, se sont déclarés "prêts à riposter" aux attaques qui ont diminué de moitié la production de pétrole saoudienne.

"Si les risques d’approvisionnement son minimes, compte tenu des hauts niveaux de stocks commerciaux mondiaux et des réserves stratégiques, la montée des risques de réplique à l’égard de l’Iran créé un climat d’incertitude à même d’entretenir une extrême volatilité des cours", estime Véronique Riches-Flores, économiste indépendante, présidente du cabinet d’analyse RichesFlores Research.

Par ailleurs "la nervosité sera aussi de mise à deux jours de la réunion de la Fed où Jerome Powell devrait annoncer, à contrecœur, une nouvelle baisse des taux directeurs américains", estiment les experts de MSG.

Face aux incertitudes commerciales et au ralentissement économique mondial, la Banque centrale américaine (Fed) devrait à nouveau baisser les taux d’intérêt mercredi après que la Banque centrale européenne a annoncé une série de mesures de relance malgré des dissensions au sein des membres de son directoire.

Les opérateurs attendent de la Fed une nouvelle baisse de 25 points de base mais en espèrent 50.

Côté statistiques, la production industrielle chinoise a fortement ralenti en août, son taux de croissance tombant à 4,4% sur un an, soit sa plus faible progression en 17 ans, selon des chiffres officiels publiés lundi.

Le ministère français de l’Economie et des Finances a abaissé vendredi sa prévision de croissance économique à 1,3% en 2020, contre 1,4% initialement prévu, ainsi que ses ambitions de réduction du déficit public et de la dette.

Sur le Brexit, six semaines avant le divorce d’avec l’Union européenne, le Premier ministre britannique Boris Johnson déjeune lundi à Luxembourg avec des négociateurs européens très réservés sur ses annonces et peu optimistes sur les chances d’une séparation concertée.

- Bond des valeurs pétrolières -

Poids lourd de la cote, Total grimpait de 2,43%à 47,78 euros, TechnipFMC gagnait 4,62% à 23,78 euros, Maurel&Prom progressait de 5,28%à 3,09 euros et CGG de 3,58% à 2,29 euros, dans un marché en recul de 0,73%.

Dans le transport aérien, Air France-KLM perdait 3,97% à 9,10 euros et Airbus 3,30% à 121,36 euros.

Sanofi baissait de 0,52% après que le groupe a annoncé s’associer avec l’entreprise américaineAbbott dans le domaine du contrôle du diabète.

Icade cédait 2,58% à 79,45 euros après que Goldman Sachs a abaissé sa recommandation à "neutre" contre "acheter".

pan/tq/

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