La Bourse de Paris prudente avant la réunion de la BCE (-0,12%)

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La Bourse de Paris se repliait légèrement jeudi matin, les investisseurs se montrant prudents avant les déclarations du patron de la Banque centrale européenne (BCE) sur l’économie compte tenu de la dégradation des perspectives de croissance.

La Bourse de Paris prudente avant la réunion de la BCE (-0,12%)


A 09H57 , l’indice CAC 40 se repliait légèrement de 3,98 points à 4.905,47 points. La veille, il avait fini en hausse de 2,15%.
"La BCE va marquer le coup", écrivent dans une note les analystes de Saxo Banque.
"Les récents mauvais indicateurs en zone euro, que ce soient en Allemagne ou en France, devraient conduire à une révision àla baisse des prévisions de croissance pour 2018 et 2019", poursuivent-ils.
La BCE devait officialiser jeudi l’arrêt de son vaste programme de soutien à l’économie en zone euro, malgré les nuages qui s’accumulent pour la croissance. Mais ce sont surtout les prévisions économiques del’institution qui seront surveillées de près, compte tenu des nuages qui s’accumulent sur la croissance. Le conseil des gouverneurs de la BCE devait maintenir les taux directeurs à leur plus bas niveau.
"La seule annonce surprise que pourrait faire le président de la BCE Mario Draghiet qui serait considérée comme accommodante, serait un engagement à laisser les taux inchangés pour un laps de temps plus long" que l’échéance actuelle fixée "au moins jusqu’à l’été 2019", souligne Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.
La zone euro prendra note du taux d’inflation en Allemagne (+2,3%) en novembre sur un an, et de celui de la France qui a ralenti à 1,9% en novembre sur un an après avoir atteint 2,2% en octobre, en raison notamment d’un repli des prix de l’énergie, selon des données définitives.
Sur le terrain politique, la Première ministre britannique Theresa May devait tenter d’obtenir jeudi à Bruxelles de nouvelles garanties sur l’accord de Brexit, face à des Européens prêts à "l’aider" à convaincre son parlement mais excluant de renégocier les termes du divorce.
Mercredi, la dirigeante conservatrice a survécu à un vote de défiance organisé par son parti, hostile à l’accord de divorce qu’elle a négocié avec l’UE, mais a annoncé qu’elle projetait de quitter ses fonctions avant le scrutin législatif de 2022.
En Italie, le gouvernement a proposé mercredi à Bruxelles de ramener sondéficit public à 2,04% du PIB en 2019, au lieu de 2,4%, dans l’espoir de mettre fin au bras de fer sur son budget avec l’UE et d’échapper à une procédure d’infraction. Mais le commissaire européen Pierre Moscovici a demandé jeudi à l’Italie des efforts supplémentaires pour son budget 2019.
De son côté, la France compte sur la bienveillance de l’UE pour un dérapage budgétaire "exceptionnel" en 2019. M. Moscovici a souhaité jeudi que le dérapage budgétaire français soit "le plus limité possible" l’an prochain après les mesures sociales annoncées lundi par EmmanuelMacron qui pourrait élever le déficit à 3,4% en 2019.
Le gouvernement français a en outre appelé jeudi les "gilets jaunes" à "ne pas manifester" pour un cinquième samedi consécutif.
Toujours pour la France, l’agenda macroéconomique prévoit aussi les prévisions de la Banque de France et l’indice des prix dans la grande distribution de novembre.
Aux Etats-Unis, sont attendues les demandes hebdomadaires d’allocations chômage et l’ndice des prix à l’importation.
Sur le tableau des valeurs, le titre Plastic Omnium bondissait de 7,50% à 20,71 euros après avoir confirmé ses objectifs de l’exercice en cours et annoncé son intention de se concentrer sur la trésorerie et la réduction de coûts pour la période 2019-2021.
L’action Pierre et Vacances reculait de 1,91% à 15,40 euros après l’annonce de la sortie de son capital dugroupe chinois HNA, qui était actionnaire à hauteur de 10% depuis 2016, mais qui n’a pas contribué au développement du groupe français en Chine, contrairement à ce qui était prévu.
L’action Renault prenait 0,32% à 56,49 euros, avant une réunion du conseil d’administration du constructeur, dans le contexte de la longue garde à vue de son PDG Carlos Ghosn au Japon.
Le titre TechnipFMC gagnait 1,16% à 19,13 euros, le groupe de services pétroliers tablant en 2019 sur une rentabilité un peu inférieure à celle anticipée pour cette année, mais sur des fourchettesde ventes par branche un peu supérieures aux objectifs de 2018.
L’action Pernod Ricard se repliait de 0,47% à 148,10 euros tandis que le fonds activiste américain Elliott a annoncé détenir plus de 2,5% des parts dans le deuxième groupe mondial de spiritueux et lui demande notammentd’envisager une fusion avec un autre acteur du secteur.
Le titre Bic perdait 0,93% à 90,30 euros après avoir annoncé mercredi avoir initié une "revue organisationnelle" de ses activités mondiales, destinée à améliorer sa performance opérationnelle.
L’action Groupe Bolloré reculait de 4,69% à 3,45 euros six mois après la garde à vue du milliardaire Vincent Bolloré, sa holding a été mise en examen à son tour mercredi dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans le cadre de l’obtention de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.
Le titreMr Bricolage gagnait 3,50% à 8,28 euros après l’annonce de la cession de ses 65 magasins intégrés sur un parc total de 781.
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