La Bourse de Paris prudente, les craintes d’une récession dominent (+0,16%)

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La Bourse de Parisévoluait en petite hausse jeudi matin (+0,16%), tentant de reprendre des couleurs au lendemain d’une journée compliquée pour les marchés, mais les inquiétudes autour d’une récession restaient toujours vives.
CAC40
Bourse © stock.adobe.com

La Bourse de Paris prudente, les craintes d’une récession dominent (+0,16%)

A 09H45 , l’indice CAC 40 prenait 8,26 points à 5.259,56 points.

Mercredi, l’indice parisien avait lâché 2,08% à 5.251,30 points, dans le sillage de "l’effondrement (...) des rendements dans la majeure partie du globe", ont rappelé dans une note les analystes de Mirabaud Securities Genève.

La publication d’indicateurs décevants mercredi matin (ralentissement de la croissance de la production industrielle en Chine et recul de la croissance en Allemagne), avait déjà commencé à rendre les marchés nerveux, ces derniers craignant que la menace d’ une récession se profile à l’horizon.

Ces statistiques s’ajoutent par ailleurs à une liste déjà longue de nouvelles peu réjouissantes pour les investisseurs.

"L’Europe est déjà confrontée à des problèmes majeurs, alors que l’incertitude politique en Italie s’aggrave et que les discussions autour d’un Brexit sans accord restent d’actualité", a rappelé dans une note David Madden, analyste chez CMC Markets.

Sans compter les tensions commerciales entre Washington et Pékin qui restent toujours vives.

Mais l’inversion de courte durée de la courbe des rendements obligataires américains, généralement interprétée comme un signe avant coureur de récession, a fini de mettre le feu aux poudres sur les marchés boursiers mondiaux. A Wall Street, le Dow Jones a même encaissé sa plus lourde perte de l’année (-3,05% à 25.479,42 points),

Pour la première fois depuis 2007, le taux d’intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans est passé temporairement sous celui des bons à deux ans,

"S’il est de coutume de dire que ces +phénomènes+ sont des indicateurs avancés d’une future récession, en analysant les récessions depuis 1977, ce sont toutes les courbes de taux qui doivent s’inverser et non une seule (voire 2) - 3ans/5ans,3mois/10mois, 10ans/1an et le 2ans/5ans - pour que la récession soit +criante+", a nuancé Mirabaud Securities Genève.

Par ailleurs, la séance s’annonce assez chargée en indicateurs américains. Le marché va prendre connaissance de l’indice d’activité dans la région de New York et dans la région de Philadelphie pour le mois d’août, de la première estimation de la productivité pour le 2ème trimestre, des ventes aux détail ainsi que de la production industrielle en juillet.

Enfin, les stocks des entreprises ainsi que les flux de capitaux à long terme pour juin complèteront l’agenda.

Avant l’ouverture des marchés ce jeudi, les investisseurs ont par ailleurs pris connaissance de la production industrielle au Japon qui a diminué de 3,3% en juin comparée à celle du mois précédent.

Du côté des valeurs, les titres cycliques - sensibles à la conjoncture économique - comme les matières premières, l’automobile, les banques ou le luxe, restaient sous pression.

- Les valeurs cycliques sous pression -

Dans le secteur de l’automobile, Plastic Omnium cédait 1,10% à 19,84 euros, Renault 0,24% à 48,63 euros, Faurecia 0,14% à 35,86, Valeo 0,12% à 25,02 euros.

Les valeurs bancaires étaient également orientées à la baisse : Société Générale perdait 0,58% à 21,34 euros, Natixis 0,56% à 3,40 euros et Crédit Agricole 0,16% à 9,92 eruos.

En revanche, les titres défensifs s’en sortaient mieux. Dans le secteur agroalimentaire, Pernod Ricard progressait ainsi de 0,97% à 156,05 euros.

as/sbo/mcj

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