La Bourse de Paris recule sous le coup de prises de bénéfices (-0,29%)

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La Bourse de Paris a ouvert en recul mardi (-0,29%), lestée par des prises de bénéfices, après un début de semaine et de mois très dynamique grâce à la pause dans les hostilités commerciales sino-américaines.

La Bourse de Paris recule sous le coup de prises de bénéfices (-0,29%)


A 09H18 , l’indice CAC 40 perdait 14,41 points à 5.039,57 points. La veille, il avait fini en hausse de 1%.
Les indices européens sont "en mode de prise de bénéfices après" le bond de la veille généré par la trêve commerciale, comme l’avait anticipé les experts de Mirabaud Securities Genève.
La trêve commerciale entre la Chine et les États-Unis donne pour la première fois l’espoirde parvenir à de nouvelles règles d’échanges entre les deux géants mais il faut que "des progrès concrets" interviennent dans les trois mois, a d’ailleurs affirmé le ministre des Finances américain, Steven Mnuchin.
Mais, "on le sait, les anticipations font que les investisseurs vont rapidement passer à d’autres sujets, parmi lesquels : le nombre de hausse de taux d’intérêt aux États-Unis à attendre en 2019, la croissance américaine, l’évolution du prix du baril de pétrole, la situation politique en Italie ou encore l’avenir du Brexit", ont complété les experts de Mirabaud.
"Le CAC 40 devrait rapidement revenir au voisinage des 5.000 points", dans un contexte européen, "toujours marqué par une absence de persistante de visibilité", a souligné pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.
Les investisseurs ont encoreen effet de nombreux dossiers devant eux, à commencer par le Brexit, sur lequel les députés britanniques vont commencer à débattre mardi, avant un vote historique le 11 décembre qui déterminera l’avenir de leur pays et celui de leur Première ministre.
Concernant la politique monétaire américaine, les investisseurs ont pris connaissance des dernières déclarations du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell, qui a exprimé des doutes lundi sur le fait que la hausse des salaires des moins favorisés, observée récemment aux États-Unis, puisse se poursuivre.
Et pour compléter le tableau, juste avant l’ouverture des marchés, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a promis un nouveau budget "dans les prochaines heures", dans le but d’éviter une procédure d’infraction à son pays.
En termes d’indicateurs, l’agenda ne compte pas de publications majeures.
- L’automobile sous pression -
Sur le terrain des valeurs, les titres les plus favorisés lundi par la trêve commerciale, relâchaient du terrain, comme Kering (-2,01% à 405,20 euros) ou LVMH (-1,16% à 260,20 euros) pour le luxe ou STMicroelectronics (-1,79% à 13,47 euros) côté semi-conducteurs.
L’automobile était de nouveau sous pression, en attendant une réunion des principaux constructeurs automobiles allemands avec l’administration américaine à la Maison Blanche. Peugeot perdait 0,36% à 19,15 euros, Renault 0,91% à 61,30 euros.
A l’inverse, la distribution rebondissait après avoir été malmenée lundi. Carrefour montait de 2,14% à 15,30 euros.
Elior Group chutait de 10,22% à 11,59 euros, pénalisé par un bénéfice net annuel divisé par plus de trois, à 34 millions d’euros, lors de son exercice décalé 2017/2018, et la perspective d’un ralentissement de sa croissance sur l’exercice en cours.
Neopost profitaitpour sa part (+7,19% à 25,64 euros) d’un léger rebond de son chiffre d’affaires au troisième trimestre (+0,8% à 265 millions d’euros), même s’il a maintenu sa prévision d’un recul organique sur l’ensemble de l’exercice.
Carmat s’élevait de 1,20% à 21,15 euros. La société qui développe un cœur artificiel intégral a annoncé la nomination de Jean-Pierre Garnier, un ancien PDG du géant pharmaceutique britannique GSK, à la présidence de son conseil d’administration, en remplacement de Jean-Claude Cadudal, démissionnaire.
JCDecaux perdait 5,88% à 28,80 euros.Le groupe, qui doit par ailleurs gérer de nombreuses dégradations de matériel du fait des contestations en France, a annoncé la prise de contrôle de Publiroute, un groupe belge du secteur qui exploite la marque Dewez et est notamment présent hors des grandes villes.
Gecina s’octroyait 0,89% à 125 euros, dynamisé par la conclusion de la vente pour 525 millions d’euros d’immeubles hors Île-de-France.
Icade gagnait 0,51% à 69,55 euros après avoir vendu pour 434 millions d’euros d’immeubles de bureaux à Paris et alentour.
abx/as/nth

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