La Bourse de Paris reprend ses esprits (-0,02%) après une semaine au plus haut

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La Bourse de Paris a terminé sans inspiration (-0,02%) vendredi, réduisant un peu la voilure pour finir une semaine particulièrement dynamique grâce à de bonnes nouvelles sur le front commercial.
CAC40
Bourse © stock.adobe.com

La Bourse de Paris reprend ses esprits (-0,02%) après une semaine au plus haut

L’indice CAC 40 s’est replié de 1,29 point à 5.889,70 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,6 milliards d’euros. La veille, il avait gagné 0,41%.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a progressé de 2,22%. Ses gains depuis le 1er janvier atteignent désormais 24,50%.

"Le marché s’offre une respiration après douze jours quasi consécutifs de remontée", a relevé auprès del’AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo BHF Securities.

"Il y a en outre une petite hésitation au sujet des relations commerciales sino-américaines et de la volonté des deux pays de vraiment conclure un accord", a-t-il ajouté.

"Cela se répercute en premier lieu, selon l’expert, sur les secteurs les plus affectés par ces turbulences, comme le luxe ou l’automobile".

"Et comme les investisseurs préfèrent prendre des bénéfices avant d’en savoir plus la semaine prochaine, les banques en pâtissent aussi, car c’est le secteurqui s’est le plus apprécié ces 15 derniers jours", a-t-il complété.

Les négociations entre les États-Unis et la Chine restent le point de mire des marchés depuis des mois et l’annonce mi-octobre d’un accord partiel a donné un coup de fouet aux indices boursiers.

Les déclarations jeudi, par un porte-parole du ministère chinois du Commerce, que les deux pays s’étaient entendus sur une levée progressive des tarifs douaniers sur leurs produits respectifs ont conforté la tendance.

Entre Washington et l’Europe, les propos du président sortant de la Commission européenne ont aussi suscité des espoirs, puisque Jean-Claude Juncker s’est dit persuadé que le président américain Donald Trump n’imposerait pas dans les prochains jours de nouveaux droits de douane sur l’importation d’automobiles européennes.

Côté statistiques, les investisseurs ont pris connaissance du bond de la consommation des ménages au Japon et de la hausse de l’excédent commercial de l’Allemagne en septembre.

- Crédit Agricole pénalisé -

Sur le terrain des valeurs, le secteur bancaire a reculé, à commencer par les groupes ayant publiédes résultats.

Crédit Agricole SA a perdu 2,31% à 12,28 euros, en dépit d’un bond de son bénéfice net de près de 9% au troisième trimestre.

Natixis a chuté de 7,33% à 4,02 euros après un bénéfice net trimestriel en baisse de 1,7% sur un an.

BNP Paribas a reculé de 1,23% à 50,71 euros et Société Générale de 1,03% à 28,39 euros.

Les valeurs du luxe ont fini dans le rouge, LVMH perdant 0,25% à 403,00 euros et Kering 0,86% à 519,60 euros.

L’automobile a aussi souffert à l’instar de Renault ou Michelin(-0,68% à 116,15 euros).

PSA a fait exception (+0,50% à 24,12 euros). Son patron Carlos Tavares a affirmé qu’il ne voyait "pas de nécessité de supprimer des marques" dans la future entité qui découlera de la fusion envisagée avec Fiat Chrysler (FCA).

Euronext a été sanctionné (-4,52% à 71,90 euros) par un bénéfice net un peu en-deçà du consensus de marché tandis que son patron a démenti des rumeurs de discussions avec un autre acteur européen du secteur en vue d’un rapprochement.

Spie a reculé de 2,87% à 18,62 euros après des résultats sur neuf mois conformes aux attentes qui n’ont pas réussi à empêcher les investisseurs de prendre des bénéfices sur un titre qui a gagné près de 60% depuis le 1er janvier.

Marie Brizard Wine and Spirits (MBWS) s’est apprécié de 5,62% à 1,69 euro, portée par une hausse de recommandation à "neutre" contre "vendre" de Bryan Garnier.

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