La Bourse de Paris revient à la réalité (-0,51%)

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La Bourse de Paris a terminé en repli vendredi (-0,51%), prenant ses distances avec l’emballement du milieu de semaine en attendant des raisons concrètes liées au dossier commercial, au Brexit et aux résultats d’entreprises pour s’autoriser éventuellement à rebondir.

La Bourse de Paris revient à la réalité (-0,51%)


L’indice CAC 40 a cédé 24,32 points pourfinir à 4.781,34 points dans un volume d’échanges modéré de 2,99 milliards d’euros. Il a gagné 0,78% sur la semaine écoulée, et 1,07% depuis début janvier.
Après une ouverture en petite hausse, la cote parisienne s’est rapidement installée dans le rouge.
La Bourse de New York a ouvert en recul vendredi, reprenant son souffle après cinq séances consécutives de hausse.
Après avoir bien progressé cette semaine, le marché, qui "s’est peut-être emballé, notamment sur les pourparlers entre les Chinois et les Américains" dont il attendait des détailsconcrets, "revient à la réalité" affichant "une volonté de prise de distance avant le week-end", indique à l’AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud France.
Il estime que la reprise des derniers jours était "plutôt technique" et que "le marché n’est pas mûr pour l’instant pour rebondir", la prudence étant de mise avant le vote sur le Brexit et la série de résultats d’entreprises américaines attendus la semaine prochaine. Par ailleurs, "le marché a été très sensible aux recommandations sur les valeurs" au cours de la séance de vendredi.
Sur le front du Brexit, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré vendredi que "tous les efforts" devaient être faits pour éviter le scénario d’un divorce sans accord, d’ici un vote crucial de ratification du Parlement britannique prévu mardi. Et la principale organisation patronale britannique, la CBI, a estimé qu’un Brexit sans accord serait "ingérable" compte tenu des conséquences à prévoir sur l’activité des entreprises et l’économie.
Côté indicateurs, la croissance économique au Royaume-Uni s’est un peu ressaisie en novembre, mais continue à manquer de tonus du fait des incertitudes du Brexit.
La croissance du quatrième trimestre 2018 en France a été maintenue à un modeste 0,2% par la Banque de France.
En Italie, la production industrielle a diminué de 1,6% en novembre sur un mois et en Espagne, ellea chuté de 2,6% en novembre sur un an.
Outre-Atlantique, les prix à la consommation ont reculé de 0,1% en décembre sur un mois, comme s’y attendaient les analystes, à cause de la chute des prix de l’énergie.
Leséquipementiers automobiles attaqués
Témoignage d’une rotation sectorielle très forte, "des valeurs plutôt défensives qui avaient été dernièrement délaissées, ont repris des couleurs", observe M. Rozier.
En revanche, les équipementiers automobiles se sont à nouveau distingués défavorablement, pâtissant toujours du recul des ventes de véhicules en Chine et de nombreuses dégradations de recommandations.
Valeo a été particulièrement plombé par un abaissement de sa recommandation à "réduire" contre "conserver" auparavant par Kepler Cheuvreux.
Faurecia, dont larecommandation a été abaissée jeudi à "vendre" contre "neutre" auparavant par UBS, a souffert également (-2,56% à 34,19 euros), tout comme Plastic Omnium (-3,43% à 21,94 euros), malgré un relèvement de sa recommandation à "achat" contre "neutre" auparavant par UBS.
Michelin a cédé 2,73% à 86,78 euros et Renault a perdu 2,24% à 55,34 euros. Carlos Ghosn, bâtisseur de l’alliance Renault-Nissan, a fait l’objet de deux nouvelles inculpations par la justice japonaise, ce qui prolonge sa détention au Japon.
Veolia a été affecté (-2,90% à 17,72 euros) par un abaissement de sa recommandation à "conserver" contre "acheter" auparavant par Société Générale.
Saint-Gobain a régressé de 2,40% à 28,89 euros après que le groupe a annoncé jeudi la vente de ses activités de transformation et de distribution de verre en Suède et Norvège au fonds d’investissement suédois Mimir Invest AB.
Marie Brizard a chuté de 4,90% à 2,72 euros. Le président du conseil d’administration du groupe, Benoît Hérault, a annoncé sa prochaine démission.
Air France s’est adjugé en revanche 0,89% à 9,12 euros. La compagnie a signé vendredi avec les syndicats un accord salarial pour ses personnels au sol portant sur l’année 2019 et comprenant notamment "des augmentations individuelles de 1,8%".
pan/fka/az

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