La Bourse de Paris s’enfonce dans le rouge (-1,69%)

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La Bourse de Paris s’enfonçait dans le rouge mercredi après-midi (-1,69%) allant jusqu’à perdre brièvement un peu plus de 2%, sur un regain d’inquiétudes pour l’économie américaine après que le rendement obligataire à dix ans des Etats-Unis a dépassé temporairement celui à deux ans.
CAC40
Bourse © stock.adobe.com

La Bourse de Paris s’enfonce dans le rouge (-1,69%)

Ce phénomène, connu sous le nom "d’inversion de la courbe des taux", est généralement interprété comme un signe avant coureur de récession.

A 15H03 , l’indice CAC 40 lâchait 90,60 points à 5.272,47 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,99%.

Les autres marchés européens observaient la même trajectoire : vers 13H00 GMT, Londres lâchait 1,20%, Francfort 1,86% et Milan 2,16%. Aux Etats-Unis, Wall Street a également ouvert en baisse.

Le marché parisien a ouvert quasiment stable avant de céder un peu de terrain face à des indicateurs économiques jugés décevants. Mais il s’est enfoncé davantage dans le rouge après l’inversion temporaire de la courbe des taux américains.

La courbe des taux est une représentation graphique qui représente le rendement attendu d’une obligation en fonction de la durée du placement. Comme prêter de l’argent à long terme est plus risqué qu’à court terme, les emprunteurs doivent en principe offrir un rendement plus élevé aux investisseurs qui sont prêts à prendre des risques et à renoncer à la liquidité.

"Le 10 ans baisse fortement parce que le risque de récession augmente" dans un contexte de guerre commerciale qui n’est "pas sur une dynamique très positive" et diffuse le ralentissement économique aux Etats-Unis et en Chine, a analysé pour l’AFP Cyriaque Dailland, gérant diversifié chez Sanso IS.

"Ce mouvement n’entraîne pas automatiquement une récession à court terme. On peut rester plusieurs mois, voire plusieurs trimestres dans une situation d’inversion de courbe sans que l’économie n’entre en récession", a-t-il poursuivi.

Selon lui, "il confirme cependant une phase de ralentissement de la croissance mondiale" et "augmente la probabilité de récession mais pas systématiquement à très court terme".

"Cette inversion de la courbe de rendement" exerce "une pression supplémentaire sur les actions", a commenté pour sa part Neil Wilson, analyste chez Markets.com

Le marché était également plombé par deux statistiques économiques de mauvaise facture : la production industrielle chinoise a fortement ralenti le mois dernier, son taux de croissance tombant à 4,8% sur un an, soit sa plus faible progression depuis 17 ans ; et en Allemagne, le Produit intérieur brut est ressorti en recul de 0,1% par rapport aux trois mois précédents.

- Le secteur métallurgique souffre -

Le secteur métallurgique, qui aurait beaucoup à perdre d’un affaiblissement de la Chine, principale importatrice au monde de métaux, était frappé de plein fouet par la mauvaise nouvelle chinoise. ArcelorMittal lâchait 7,01% à 11,60 euros, Eramet reculait de 4,93% à 38,59 euros et Aperam de 4,03% à 19,88 euros.

Les valeurs automobiles continuaient de pâtir des perspectives de ralentissement économique mondial. Peugeot déclinait de 3,10% à 19,22 euros, Renault abandonnait 3,48% à 48,82 euros. Faurecia perdait 5,98% à 36,17 euros, Plastic Omnium s’inclinait de 4,95% à 20,17 euros.

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