La Bourse de Paris se rapproche de l’équilibre (+0,05%)

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La Bourse de Paris se rapprochait de l’équilibre jeudi matin, le ralentissement économique ayant pris le dessus sur la patience manifestée par les banques centrales américaine et européenne, ainsi que par le sursis accordé au Brexit.

La Bourse de Paris se rapproche de l’équilibre (+0,05%)


A 09H50 , l’indice CAC 40 avançait de 2,58 points à 5.452,40 points. La veille, l’indice parisien avait terminé en légère hausse (+0,25%).
"A l’ouverture, les marchés actions européens ont suivi les gains de la veille dans un contexte assez favorable - le risque vient avec la saison des résultats américains et ce qui inquiète, ce sont les ventes qui en découlent", commente Neil Wilson, analyste chez CMC Markets.
"Une BCE accommodante, une inflation américaine contenue et un nombre croissant de décideurs de la Fed, qui voient la politique monétaire évoluer dans un sens ou dans l’autre, ont convaincu les investisseurs qu’il n’y aura pasde remontée des taux d’intérêt", détaille pour sa part Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.
Le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé de laisser inchangés ses taux directeurs et de les maintenir bas au moins jusqu’à la fin de l’année.
La majorité des membres de la Fed ont eux aussi jugé que les perspectives de l’économie américaine et les risques, notamment liés à l’international, justifiaient de laisser les taux d’intérêt inchangés jusqu’à la fin de l’année.
Mais plusieurs participants au Comité monétaire ont laissé une porte ouverte à une possible remontée ou baisse des taux cette année en fonction de l’évolution des données économiques.
Le Fonds monétaire international a également exhorté mercredi à prendre des mesures pour affronter la prochaine crise, en s’attaquant notamment au problème de l’endettement de plus en plus élevé des Etats comme des entreprises. S’il n’anticipe pas de récession à court terme, le FMI a toutefois abaissé une nouvelle fois ses prévisions de croissance mondiale.
Sur le Brexit, les dirigeants européens et la Première ministre britannique Theresa May se sont mis d’accord dans la nuit de mercredi à jeudi sur un report pouvant aller jusqu’au 31 octobre 2019, écartant provisoirement le spectre d’une séparation brutale.
"Le problème pour les investisseurs, c’est que l’extension au 31 octobre ne nous rapproche pas d’une résolution. Le bord du gouffre a simplement été réculé", estime M. Wilson.
Sur le front commercial, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a affirmé mercredi que les Etats-Unis ne se fixaient pas "de date butoir arbitraire" pour arriver à un accord commercial avec la Chine.
Le président américain Donald Trump a par ailleurs déploré que "l’UE est également un partenaire commercial brutal avec les Etats-Unis, ce qui va changer".
Mardi, Donald Trump a menacé d’imposer 11 milliards de dollars de taxes sur des importations européennes en représaillesaux subventions accordées au géant de l’aviation Airbus, aggravant soudainement un conflit vieux de dix ans.
Côté statistiques, le taux d’inflation en Allemagne a bien ralenti à 1,3% en mars sur un an, celui de la France a ralenti à 1,1% sur la même période.
- Sodexo en tête du CAC 40 -
Sodexo grimpait de 4,58%à 106,10 euros grâce au maintient de ses objectifs annuels de croissance interne et de marge d’exploitation.
LVMH montait de 3,12% à 340,05 euros, fort d’une solide croissance de ses ventes (+16%), supérieure aux attentes, à 12,53 milliards d’euros au premier trimestre.
Mediawan bondissait de 5,99% à 11,32 euros après des résultats 2018 en forte hausse et des perspectives bien orientées.
Marie Brizard réagissait peu (-0,17% à 2,94 euro) au fait qu’elle soit visée par l’enquête menée par l’Autorité de la concurrence concernant des pratiques anticoncurrentielles présumées dans le secteur des boissons alcoolisées.
Engie reculait de 1,80% à 13,36 euros, après l’annonce d’une nouvelle organisation, afin de mettre en œuvre sa stratégie, ainsi que le départ en fin année de son secrétaire général, Pierre Mongin.
SolocalGroup perdait 1,23% à 0,68 euro, affecté par un chiffre d’affaires en repli de 14,1% au premier trimestre sur un an.
Tessi était porté (+3,45% à 135 euros) par un bénéfice net annuel en hausse de 43,3%, qui inclut cependant une grosse plus-value dégagée sur la cession de sa filiale CPoR Devise (négoce d’or).
pan/tq/mcj

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