La Bourse de Paris soupire de soulagement au sujet du Brexit et du commerce (+0,59%)

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La Bourse de Paris a soupiré de soulagement vendredi (+0,59%) sans tomber dans un excès d’optimisme après l’assurance d’un Brexit ordonné et l’annonce officielle d’un accord commercial préliminaire entre la Chine et les États-Unis.

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La Bourse de Paris soupire de soulagement au sujet du Brexit et du commerce (+0,59%)

L’indice CAC 40 a progressé de 34,76 points pour terminer à 5.919,02 points,dans un volume d’échanges nourri de 4,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,40%.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a avancé de 0,80%. Depuis le début de l’année, ses gains s’élèvent à 25,12%.

La cote parisienne a débuté en fanfare avant d’être un peu ralentie dans son élan par un nouveau cafouillis sur l’imminence présumée d’un accord commercial sino-américain, qui a finalement été confirmé en fin de séance.

"Le marché est dans un état de demi-satisfaction" après la confirmation de l’accord partiel qui doit encore être signé par les deux parties, constate Philippe Cohen, gérant à Kiplink Finance, interrogé par l’AFP.

La place parisienne avait ouvert en liesse avec deux belles nouvelles, l’une liée à des informations faisant état de la signature prochaine d’un accord commercial partiel entre Washington et Pékin et l’autre liée au Brexit avec la victoire de Boris Johnson lors des élections législatives britanniques.

"Puis le Brexit est passé en second plan parce que les Chinois n’ont pas voulu confirmer tout de suite l’accord de phase 1, attendant une conférence de presse, et parce que Donald Trump vient d’annoncer qu’il veut relancer un nouveau tour de négociations pour la phase 2", retrace M. Cohen.

Au lendemain de propos très optimistes du président américain sur Twitter, la Chine a finalement annoncé dans l’après-midi un accord commercial préliminaire avec les États-Unis, comprenant notamment une réduction "par étapes" des droits de douane américains punitifs qui visent les produits chinois.

- Le luxeà l’aise -

Mais "M. Trump a annoncé dans la foulée qu’il voulait négocier tout de suite une phase 2 de l’accord sans attendre les élections de 2020, ni que les choses se tassent un peu. Cela veut dire qu’il va remettre de la pression sur les Chinois et donc rendre anxiogène la situation avec les marchés financiers", estime M.Cohen.

De la sorte, il "allume un contre-feu" par rapport à son probable renvoi en procès pour destitution, "même s’il sait qu’il ne va pas être destitué", souligne l’expert.

Toutefois, "il lève quand même les incertitudes du fait qu’il n’imposera pas de nouvelles taxes douanières le 15 décembre et qu’il va lever progressivement les taxes douanières précédentes, ce qui va redonner de l’oxygène à la croissance mondiale", note le spécialiste.

Sur le terrain des valeurs, les secteurs les plus sensibles à la conjoncture économique ont profité à plein du regain d’appétit pour le risque.

Les valeurs du luxe ont été bien orientées : LVMH a pris 1,41% à 403,80 euros et Kering 1,81% à 562 euros.

Dans le secteur automobile, Peugeot a gagné 2,24% à 21,89 euros, Renault 0,40% à 42,46 euros, Plastic Omnium 0,98% à 25,70 euros, Valeo 0,59% à 33,96 euros et Faurecia 1,38% à 50,60 euros.

La remontée des taux d’intérêt, dans le sillage du discours de Mme Lagarde, a redonné des couleurs aux titres bancaires. Société Générale s’est apprécié de 0,63% à 30,30 euros, Natixis de 0,57% à 3,90 euros, Crédit Agricole de 1,01% à 13,06 euros et BNP Paribas de 0,77% à 52,05 euros.

EDF est monté de 1,36% à 9,66 euros après avoir présenté vendredi un plan destiné à améliorer la filière industrielle nucléaire.

Transgene s’est enfoncé de 19,1% à 1,60 euro, lesté par l’annonce de l’arrêt d’un traitement dans le cancer du poumon après l’échec d’une étude clinique.

pan/vac/LyS

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