La Bourse de Paris sur la réserve (+0,05%) après la BCE et face à un mur de résultats

Publié le

La Bourse de Paris préférait ne pas se prononcer (+0,05%) vendredi matin, occupée à digérer à la fois des propos jugés moins accommodants qu’attendu de la Banque centrale européenne la veille, et une nouvelle salve de résultats, avant l’annonce du PIB américain au deuxième trimestre.
La Bourse de Paris sur la réserve (+0,05%) après la BCE et face à un mur de résultats
©stock.adobe.com

La Bourse de Paris sur la réserve (+0,05%) après la BCE et face à un mur de résultats

A 09H51 , l’indice CAC 40 grappillait 2,90 points à 5.580,95 points. La veille, il avait fini en repli de 0,50%.

"Il est patent que les marchés ne savent pas sur quel pied danser en Europe. Après la BCE hier, nous faisons le pari que l’incertitude va demeurer à très haut niveau", a jugédans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"La BCE juge nécessaire d’intervenir, mais la réaction ne sera pas aussi forte que prévu : c’est en tout cas le message retenu par les marchés hier, qui sont presque déçus que le risque d’une récession ne soit pasplus fort", a-t-il ajouté.

La Banque centrale européenne, tout en optant dans l’immédiat pour le statu quo, a ouvert la voie jeudi à une série de remèdes anti-crise, allant d’une ou plusieurs baisses de ses taux à une possible reprise de ses rachats de dette, en brossant un sombre tableau des perspectives économiques en zone euro.

Du côté des indicateurs, l’indice de confiance des ménages en France a continué de progresser en juillet pour le septième mois consécutif, en raison notamment de moindres craintes concernant le chômage, a annoncé vendredi l’Insee.

Mais les yeux seront surtout tournés ce vendredi après-midi vers la première estimation du PIB américain pour le deuxième trimestre.

"A noter que les Etats-Unis vont aussi procéder à leur révision annuelle des chiffres du PIB de ces dernières années, ce qui change parfois complètement la lecture de l’évolution de la croissance", selon M. Le Liboux.

Sur le front des valeurs, le marché devait affronter une déferlante de résultats d’entreprises, dont plusieurs poids lourds du CAC 40.

- Vivendi en tête du CAC 40, Kering en queue -

Kering s’enfonçait de 6,19% à 477,40 euros. Le groupe a enregistré un bénéfice net divisé par quatre au premier semestre sous l’effet d’un lourd redressement fiscal en Italie, mais a vu ses ventes progresser de 18%, en dépit d’un ralentissement de son fleuron Gucci.

Vivendi montaità l’inverse de 4,49% à 25,81 euros, bénéficiant d’un bénéfice net qui a plus que triplé au premier semestre, à 520 millions d’euros, grâce notamment au dynamisme du label Universal Music Group (UMG) tandis que les revenus du groupe Canal+ ont continué de décroître.

Saint-Gobain prenait 2,69% à 36,23 euros après avoir enregistré au premier semestre une progression de ses ventes de 4,3%, soutenues par des volumes et des prix en hausse, et un résultat d’exploitation en amélioration de 8,3%.

Teleperformance progressait de 5,83% à 190,50 euros, profitant d’unbénéfice net en hausse de 18% pour le premier semestre à 145 millions d’euros, et du relèvement de ses objectifs, fort d’une accélération sur toutes ses zones géographiques.

Sopra Steria décollait de 11,60% à 111,60 euros, porté par une hausse de ses principaux indicateurs de rentabilité au premier semestre, et une révision à la hausse de sa prévision de croissance pour l’exercice.

SES gagnait de son côté 7,25% à 14,51 euros, fort d’un bénéfice net en baisse de 25,7% sur le premier semestre, à 169,2 millions d’euros, "en ligne avec les attentes", dans unmarché mondial du satellite qui reste encore extrêmement compétitif.

Spie s’appréciait de 6,51% à 17,35 euros, soutenu par un retour dans le vert au premier semestre, grâce notamment à de bonnes performances en France, ce qui lui permet de confirmer ses objectifs de croissance pour2019.

Renault s’adjugeait 0,59% à 52,60 euros en dépit d’une baisse de son objectif de chiffre d’affaires pour 2019, qu’il prévoit désormais proche de l’an dernier, après avoir publié vendredi un bénéfice net divisé par deux au premier semestre, à 970 millions d’euros.

Imerys s’enfonçait en revanche de 9,70% à 41,14 euros, plombé par une chute de plus de 40% de son bénéfice net au premier semestre.

Fnac Darty reculait pour sa part de 8,98% à 65,35 euros, lesté par un bénéfice net courant qui a fondu pour s’établir à 100.000 euros au premiersemestre.

Europcar Mobility se repliait de 7,09% à 5,70 euros, plombé par une perte triplée au premier semestre, même si le loueur de voitures maintient ses objectifs pour le reste de l’année, porté notamment par la forte croissance des activités d’autopartage.

Lagardères’appréciait de 0,64% à 22,08 euros après avoir annoncé jeudi une baisse de 50% de son bénéfice net à 52 millions d’euros au premier semestre 2019, mais une hausse du chiffre d’affaires de 6,7% en données comparables.

Le groupe a aussi annoncé avoir signé un accord en vue de l’acquisition du belge International Duty Free (IDF), qui gère des points de vente dans les lieux de transports, et notamment 25 boutiques à l’aéroport de Bruxelles.

Carrefour cédait 0,64% à 17,91 euros. Le groupe français de grande distribution, engagé depuis 18 mois dans un vaste plande transformation, a réduit d’un peu plus de moitié sa perte nette au premier semestre 2019, à 399 millions d’euros contre 861 millions un an plus tôt.

jra/tq/nth

Une question, un commentaire?

Réagir à cet article La Bourse de Paris sur la (...) : Publiez un commentaire ou posez votre question...

A lire également