La Bourse de Paris sur ses gardes dans l’attente de la Fed (-0,16%)

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La Bourse de Paris a fini lundi légèrement dans le rouge (-0,16%), les investisseurs limitant les prises de risques en attendant l’issue d’une réunion de deux jours de la Réserve fédérale américaine mercredi soir.
La Bourse de Paris sur ses gardes dans l'attente de la Fed (-0,16%)
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La Bourse de Paris sur ses gardes dans l’attente de la Fed (-0,16%)

L’indice CAC 40 a perdu 8,95 points à 5.601,10 points, dans un volume d’échanges moyen de 2,9 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,57%.

La cote parisienne a débuté et terminé en petit repli après avoir tenté une timide incursion dans le vert.

"C’est une semaine de transition extrêmement riche, avec comme point d’orgue le comité de politique monétaire de la Fed mardi et mercredi", a résumé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Les marchés tablent massivement à cette occasion sur une baisse de 0,25 point de pourcentage des taux directeurs de l’institution.

"La Fed ne pourra pas décevoir, mais parallèlement la ligne de crête sera étroite pour le président de la Fed qui devra bien expliquer ce geste, sans générer d’inquiétudes sur l’état de l’économie américaine", a estimé M. Baradez.

Le président de la Fed Jerome Powell donnera mercredi soir une conférence de presse àl’issue de la réunion. Il a déjà signalé à plusieurs reprises que les incertitudes commerciales, la morosité économique mondiale et surtout la faiblesse de l’inflation américaine étaient "une combinaison de facteurs renforçant les arguments en faveur d’une politique monétaire plus accommodante".

"Les dernières données économiques américaines ont plutôt surpris positivement le marché et la saison des résultats d’entreprises n’a jusqu’ici pas non plus été décevante globalement", ce qui complique la tache de M. Powell, tout comme les "pressions politiques" de l’administration Trump, a souligné l’expert d’IG.

Dans ce contexte, selon lui, "le marché reste sur ses gardes et continue à rester accroché au seuil des 5.600 points, dont même le discours très accommodant de la Banque centrale européen jeudi dernier n’a pas réussi à l’éloigner durablement".

La BCE a ouvert la voie jeudi à une série de remèdes anti-crise, allant d’une ou plusieurs baisses de ses taux à une possible reprise de ses rachats de dette, en brossant parallèlement un tableau sombre des perspectives économiques en zone euro.

L’agenda du jour ne comptait par ailleurs pas d’indicateurs de premier plan, mais la cote a continué à être rythmée par les résultats d’entreprises.

- Sanofi recherché -

En matière de valeurs, Sanofi a gagné 1,51% à 77,10 euros, les investisseurs retenant davantage le relèvement d’objectifs annuels que la dépréciation massive d’un traitement contre l’hémophilie qui a fait basculer le groupe dans le rouge.

Genfit a profité (+2,57% à 16,37 euros) de l’annonce que l’autorité américaine du médicament (FDA) et son équivalente européenne (EMA) "ont toutes les deux accordé la désignation de traitement pour maladie orpheline à Elafibranor", son candidat-médicament vedette, pour le traitement de la cholangite biliaire primaire (PBC), une maladie chronique du foie.

CNP Assurances s’est en revanche replié de 1,55% à 19,10 euros, les investisseurs s’inquiétant pour la rentabilité dans un contexte de taux d’emprunts négatifs en dépit de de résultats robustes dans l’ensemble pour les six premiers mois de l’année.

Eurazeo a gagné 0,90% à 61,85 euros. La société d’investissement a annoncé vendredi avoir reçu une offre ferme d’achat du Groupe Bertrand (Quick, Burger King, Hippopotamus, Groupe Flo...) en vue de la cession de la totalité de sa participation dans la chaîne de restauration Léon de Bruxelles.

SoLocal Group est monté de 3,96% à 0,80 euro, tiré par un retour aux profits au premier semestre avec un bénéfice net à 16 millions d’euros. Le groupe a aussi confirmé ses objectifs pour l’exercice en cours.

Peugeot SA a reculé de 1,82% à 22,09 euros. Le constructeur automobile français est prêt à tirer un trait sur l’usine britannique de Ellsmere Port et à transférer l’activité en Europe continentale si le Brexit tourne mal, prévient son patron Carlos Tavares dans un entretien au Financial Times publié lundi.

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