La Bourse de Paris sur ses gardes face aux risques tous azimuts (-0,39%)

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La Bourse de Paris restait méfiante (-0,39%) mardi matin, face aux risques qui s’accumulent de toutes parts, que ce soient les tensions sociales à Hong Kong, l’effondrement des marchés argentins, la crise politique italienne, ou la dégradation des perspectives économiques.
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La Bourse de Paris sur ses gardes face aux risques tous azimuts (-0,39%)

A 09H30 , l’indice CAC 40 cédait 20,57 points à 5.289,72 points. La veille, l’indice avait fini en léger repli (-0,33%).

"Les inquiétudes liées au commerce sino-américain, au ralentissement de la croissance, au risque de récession dans la plus grande économie d’Europe, au Brexit, à la possibilité d’élections anticipées en Italie, aux troubles à Hong Kong, à la crise en Argentine et aux tensions dans le Golfe pourraient être maîtrisées", énumère Michael Hewson, analyste pour CMC Markets.

Mais voilà que ce "cocktail de risques ajouté à un contexte de banques centrales presque à court de munitions constitue la recette pour accroître la nervosité des investisseurs", poursuit-il.

Des centaines de militants pro-démocratie manifestaient de nouveau à l’aéroport international de Hong Kong mardi, a constaté l’AFP. Bien que l’aérogare, le huitième aéroport international le plus fréquenté au monde, ait rouvert, des centaines de vols demeuraient annulés.

Lundi, l’autorité aéroportuaire avait pris la décision rarissime d’annuler tous ses vols.

La cheffe de l’exécutif hongkongais - qui est désignée par Pékin - Carrie Lam a exclu touteconcession et mis en garde mardi, à nouveau, contre les conséquences des contestations pour la région semi-autonome, une des capitales mondiales de la finance.

Toujours en Asie, Singapour a de nouveau réduit mardi sa prévision de croissance pour l’année 2019 en raison de l’impact sur ses exportations de la guerre commerciale sino-américaine.

Le gouvernement singapourien a dit tabler sur une croissance de zéro à 1,0% cette année, alors qu’elle espérait jusqu’alors une croissance de l’ordre de 1,5% à 2,5%, une prévision qui avait déjà été revue à la baisse.

En Italie, toute décision sur le sort du gouvernement italien a été repoussée à mardi au Sénat. Les chefs des groupes parlementaires réunis lundi ne sont pas parvenus à s’entendre sur une date pour l’examen d’une motion de censure déposée par la Ligue de Matteo Salvini pour faire tomber le gouvernement de Giuseppe Conte.

L’Argentine, qui a connu un lundi noir sur les marchés financiers, préoccupait également les investisseurs. Au lendemain du revers du président libéral sortant Mauricio Macri aux élections primaires, le peso argentin et la Bourse de BuenosAires ont violemment chuté.

Côté statistiques, l’inflation allemande a été confirmée à 1,7% en juillet. Les investisseurs vont surtout suivre le baromètre allemand ZEW de la confiance des milieux financiers.

- Le luxe et le tourisme sous pression -

Le secteur du luxe souffrait desévénements à Hong Kong, l’une des places fortes mondiales du luxe. Kering reculait de 1,62% à 441,55 euros, LVMH cédait 0,72% à 353,95 euros et Hermès s’effritait de 0,26% à 613,80 euros.

Accor, sixième groupe hôtelier mondial, perdait 1,02% à 37,95 euros.

ADP régressait de 0,77% à 153,80 euros en dépit d’un relèvement de sa recommandation à "neutre" par Goldman Sachs.

Amoeba s’envolait de 10,47% à 1,90 euro, profitant de la relance du dossier d’homologation en Europe de son produit servant à la désinfection de systèmes de réfrigération, quipeuvent être colonisés par de dangereuses légionelles.

pan/vac/mcj

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