La Bourse de Paris temporise (-0,34%) faute de nouvelles fraîches

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La Bourse de Paris a fini en léger repli (-0,34%) jeudi, les investisseurs privilégiant l’attentisme avant d’en savoir plus sur le Brexit, la guerre commerciale et les résultats d’entreprises, dont la publication a démarré aux Etats-Unis.

La Bourse de Paris temporise (-0,34%) faute de nouvelles fraîches


L’indice CAC 40 a cédé 16,37 points à 4.794,37 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,51%.
"Le marché temporise car nous avons besoin d’en savoir plus sur le Brexit, sur le front de la guerre commerciale" et sur les résultats d’entreprises, a souligné auprès de l’AFP Guillaume Garabédian, responsable de la gestion conseillée chez Meeschaert Gestion Privée.
"Les incertitudes face au Brexit" pèsent sur les marchés ce jeudi mais "ce n’est probablement pas l’explication unique", a-t-il développé.
De fait, selon lui, "le rejet du texte était une certitude, il n’y a donc rien de neuf" à ce sujet et d’ailleurs la baisse des indices "que nous avons connue sur octobre, novembre et jusque début décembre était en partie" liée à cela.
La Première ministre britannique Theresa May poursuivait jeudi ses tractations avec l’opposition pour dégager un consensus sur le Brexit après le rejet par une écrasante majorité de députés de l’accord qu’elle a péniblement négocié avec Bruxelles.
Londres doit quitter l’Union européenne le 29 mars, et à seulement dix semaines de l’échéance, l’incertitude règne sur les conditions de ce départ, le gouvernement ayant jusqu’ici échoué à proposer un plan soutenu par une majorité au Parlement.
"Le stress va continuer à être présent" sur les marchés concernant le Brexit mais "il n’y a pas eu de mauvaise nouvelle inattendue au cours des derniers jours", a expliqué M. Garabédian.
La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine est aussi génératrice d’inquiétudes, d’autant qu’"un procureur américain va engager des poursuites contre Huawei pour vol de propriété intellectuelle, ce qui n’est pas de nature à apaiser les tensions" entre Pékin et Washington, a poursuivi M. Garabédian.
La justice américaine mènerait une enquête à un "stade avancé" sur des soupçons de vols de technologies par le géant chinois des télécoms, selon le Wall Street Journal.
Dans le même temps, le ministère chinois du Commerce a annoncé jeudi que le négociateur en chef chinois sur les différends commerciaux avec les États-Unis se rendra dans la capitale américaine fin janvier.
"Mais le plus important, ce sont les résultats d’entreprises", dont la publication a commencé, a relevé M. Garabédian. Ainsi "le marché est mitigé parce que globalement les résultats sont mitigés" pour l’instant, notamment du côté des grandes banques américaines.
Morgan Stanley a ainsi affiché jeudi un bénéfice par action ainsi qu’un chiffre d’affaires trimestriels inférieurs aux anticipations des analystes.
Si les résultats ne déçoivent pas et que les dirigeants d’entreprises n’affichent pas des perspectives dégradées, nous allons "rester dans la logique de rebond qui s’est installée depuis la fin décembre", a complété M. Garabédian.
Enfin, aux Etats-Unis, lafermeture partielle des administrations fédérales approchait de sa quatrième semaine, sans qu’une solution se profile.
Du côté des indicateurs, l’inflation a ralenti en décembre dans la zone euro, à 1,6% contre 1,9% en novembre, conformément à une première estimation publiée début janvier.
Outre-Atlantique, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont reculé la semaine dernière, selon les données officielles publiées jeudi malgré la fermeture partielle des services administratifs.
De son côté, la croissance de l’activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) a augmenté en janvier, selon l’indice de l’antenne locale de la Réserve fédérale (Fed).
- Les bancaires déraillent -
Société Générale a chuté de 5,66% à 28,50 euros, pénalisée par l’annonce d’une charge exceptionnelle de 240 millions d’euros au quatrième trimestre et d’une chute des revenus de ses activités de marché. Dans son sillage, BNP Paribas a perdu 3,85% à 41,42 euros et Crédit Agricole 1,86% à 10,15 euros.
Alstom a perdu pour sa part 1,82% à 35,01 euros, après les doutes que lui et Siemens ont commencé jeudi à exprimer publiquement sur le succès de leur projet de fusion.
Par ailleurs, le député Olivier Marleix (LR) a saisi la justice afin d’enquêter sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à l’américain General Electric en 2014, s’interrogeant sur le rôle joué par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie.
Renault a cédé 1,32% à 56,13 euros. Le groupe s’est officiellement mis en quête d’un successeur à Carlos Ghosnjeudi, le PDG du constructeur français restant incarcéré au Japon probablement pour de longs mois.
TF1 a souffert (-3,77% à 6,64 euros) d’un abaissement de sa recommandation à "neutre" par Bank of America Merill Lynch.
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