La Bourse de Paris termine en net recul, inquiète au sujet de l’Italie et des taux américains (-0,95%)

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La Bourse de Paris a terminé en net recul vendredi (-0,95%), affectée par une conjonction de facteurs, dont de nouvelles craintes au sujet du budget italien et des inquiétudes par rapport aux taux d’intérêt américains.

La Bourse de Paris termine en net recul, inquiète au sujet de l’Italie et des taux américains (-0,95%)


L’indice CAC 40 a perdu 51,49 points à 5.359,36 points. La veille, il avait déjà fini ennette baisse de 1,47%.
Au cours de la semaine écoulée, l’indice a perdu 2,5%. Depuis le début de l’année, il a toutefois gagné 0,88%.
La cote parisienne a fait quelques pas à l’équilibre en début de séance avant de refluer de nouveau et de repasser sous les 5.400 points.
"La baisse du CAC 40 s’est accentuée tout au long de la journée en raison d’une conjonction d’éléments négatifs", a commenté auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué chez Diamant bleu Gestion.
"Il y a de nouvelles inquiétudes au sujet de la trajectoire budgétaire de l’Italie, après l’annonce des prévisions de croissance du gouvernement qui sont apparues très optimistes", a-t-il ajouté.
Le ministre italien de l’Economie, Giovanni Tria, a annoncé jeudi soir un objectif de 1,5% de croissance pour le pays en 2019 et de "1,6% et 1,4% pour les années successives".
Le ministre a également confirmé les prévisions de réduction du déficit public italien, qui passera de 2,4% du PIB l’an prochain à 2,1% en 2020 et 1,8% en 2021.
Ces craintes ont "entraîné une baisse de l’ensemble du secteur bancaire en Europe", a souligné M. Larrouturou.
D’autres secteurs d’activité ont connu une séance difficile.
Les valeurs pétrolières, qui avaient récemment progressé, "ont subi des prises de bénéfices, dans le sillage de la baisse des cours du baril", a indiqué l’expert.
Les valeurs du luxe ont été pénalisées par "les inquiétudes au sujet d’un ralentissement qui viendrait de la Chine", selon lui.
Par ailleurs, dans l’après-midi, les investisseurs ont pris connaissance du dernier rapport sur l’emploi américain.
"La baisse de l’indice parisien était déjà bien enclenchée avant la publication du rapport, qui a toutefois contribué aux inquiétudes des investisseurs au sujet d’une remontée des taux très rapide aux Etats-Unis, ce qui pourrait freiner la croissance", a décrit M. Larrouturou.
Le taux de chômage américain est tombé à 3,7% en septembre, soit son plus bas niveau depuis décembre 1969, dans une économie en pleine expansion.
Les indicateurs américains précédents, et notamment les chiffres de l’emploi dans le secteur privé en plus forte hausse que prévu,ont entraîné une nette tension mercredi du taux d’emprunt à 10 ans des États-Unis qui a atteint son plus haut niveau depuis 2011. Le mouvement a perduré, pesant sur les marchés actions.
Du côté des indicateurs, outre les chiffres d’emploi américains, l’Allemagne a annoncé des commandes industrielles marquées par un net rebond en août.
  • La tech dans le rouge -

Sur le terrain des valeurs, les titres technologiques ont souffert dans le sillage de leurs homologues américains la veille. STMicroelectronics a perdu 4,91% à 15,20 euros et Soitec 2,75% à 60,15 euros.
Les banques ont terminé dans le rouge, affectées par de nouvelles craintes au sujet du budget italien. Crédit Agricole a reflué de 0,54% à 12,60 euros, Société Générale de 0,51% à36,81 euros et BNP Paribas de 0,86% à 51,85 euros.
Les compagnies minières ont également fini en terrain négatif, ArcelorMittal reculant de 3,85% à 25,82 euros et Eramet de 3,85% à 85,00 euros.
Il en a été de même pour les valeurs du luxe. Kering a baissé de 1,99% à 429,10 euros, Hermès de 0,93% à 535,00 euros et LVMH de 0,61% à 286,20 euros.
Les valeurs pétrolières ont reculé en raison de prises de bénéfices, à l’instar de TechnipFMC (-2,74% à 26,31 euros) et Total (-1,68% à 55,13 euros).
Eutelsat a pris à l’inverse la tête de l’indice SBF 120 (+6,93% à 22,83 euros) grâce à un relèvement de sa recommandation à "acheter" par Goldman Sachs.
SES a profité dans une moindre mesure (+0,86% à 19,85 euros) de la remontée de la sienne à "neutre" par la banque américaine.
Eurofins a été pénalisé deson côté (-4,68% à 443,80 euros) par un abaissement de la sienne à "neutre" par Berenberg.
LDC a reculé de 1,32% à 112,50 euros, pénalisé par une croissance organique plus faible que prévu, malgré des ventes en progression de 4,9% au premier semestre de son exercice décalé 2018-2019.
Capgemini a perdu 1,46% à 111,70 euros alors que le géant informatique va prendre une participation de 20% dans Azqore, filiale du groupe bancaire Crédit Agricole dédiée aux services informatiques en gestion de fortune.
Vicat a reculé de 2,14% à 50,40 euros. Le cimentier acquiert une part de 65% du brésilien Ciplan, via la souscription à une augmentation de capital réservée de 290 millions d’euros.
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