La Bourse de Paris termine la semaine bien orientée (+0,67%)

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La Bourse de Paris a clôturé dans le vert (+0,67%) vendredi, rebondissant au lendemain d’une forte baisse et au terme d’une semaine erratique où l’indice a été ballotté au gré des évolutions sur le dossier commercial sino-américain.
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La Bourse de Paris termine la semaine bien orientée (+0,67%)

L’indice CAC 40 a gagné 35,14 points à 5.316,51 points, dans un volume d’échanges limité de 3,4 milliards d’euros. La veille, il avait terminé en nette baisse de 1,81%.

Le marché parisien a ouvert sur un rebond et s’est ensuite maintenu en territoire positif.

Au cours de la semaine écoulée, la cote parisienne a reculé de 2,24%. Ses gains depuis le 1er janvier s’élèvent à 12,38%.

Jeudi, "le marché a plié parce qu’on avait peur d’un enlisement, il y avait aussi une certaine exacerbation des tensions entre Pékin et Washington, ce qui a mis vraiment la pression sur les marchés", a relevé auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

"L’incertitude qui règne et le risque d’avoir une déclaration qui fait partir les actions dans un sens comme dans l’autre font que nous avons des séances un peu indécises et des mouvements erratiques", selon lui.

"Nous avons un marché qui est inquiet mais surtout indécis et incertain" d’où une alternance de séances de hausse et de baisse, a-t-il résumé.

Reste que "comparé à ce que l’on a observé depuis le début de l’année, l’espoir d’un accord entre les deux pays est quand même un petit peu chahuté et n’est pas aussi fort et présent dans l’esprit des investisseurs qu’il ne l’a été" auparavant.

La Chine a dénoncé vendredi "les mensonges" des Etats-Unis à propos de Huawei, au lendemain de déclarations du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo accusant le géant chinoisdes smartphones de collaborer avec Pékin.

Dans ce contexte dominé par le conflit commercial, la démission de Theresa May a été perçue par les investisseurs comme un non-événement, en dépit de la probabilité accrue qu’elle implique une sortie du Royaume-Uni de l’Union européennesans accord.

La Première ministre britannique a précisé qu’elle démissionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur — et donc de cheffe du gouvernement — le 7 juin, dans une allocution prononcée devant le 10, Downing Street, exprimant "un profond regret de ne pas avoirété capable de mettre en œuvre le Brexit".

La démission de la Première ministre britannique Theresa May ne change "rien" à la position des 27 sur l’accord conclu avec Londres pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, a affirmé vendredi la Commission européenne.

"Aujourd’hui, personne ne sait vraiment ce qui va se passer avec le Brexit, il y a des informations contradictoires qui sortent tous les jours" et cela est "vraiment complètement laissé de côté pour le moment", la réaction du marché se cantonnant pour l’essentiel aux mouvements de la livre sterling.

- Casino remonte en flèche, Rallye s’écroule -

Du côté des indicateurs, les commandes industrielles de biens durables aux Etats-Unis ont baissé un peu plus que prévu au mois d’avril et les chiffres de mars se sont avérés moins bons que ne l’estimait initialement le département du Commerce.

En outre, l’attractivité de la France reste élevée auprès des investisseurs étrangers en 2019 même si elle a un peu fléchi par rapport à l’an dernier en raison de la crise des "gilets jaunes", selon une enquête des conseillers du commerce extérieur.

Sur le front des valeurs, Casino s’est envolé de 7,48% à 30,03 euros, au lendemain de la suspension de sa cotation, tandis que sa maison mère, Rallye, s’est effondrée de 61,25% à 2,95 euros après avoir été contrainte de se placer jeudi en procédure de sauvegarde pour renégocier sa lourde dette.

Société Générale a grappillé 0,22% à 24,66 euros. Le groupe bancaire a annoncé jeudi s’être fixé de nouveaux objectifs plus drastiques en ce qui concerne sa politique de désengagement du secteur du charbon.

Safran a gagné 2,14% à 121,90 euros après que Ross McInnes,président du conseil d’administration, a vu son mandat renouvelé pour quatre ans. Le mandat d’administrateur de son directeur général exécutif Philippe Petitcolin a également été renouvelé.

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