La Bourse de Paris veut croire (+0,24%) à des avancées sur le front commercial

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La Bourse de Paris poursuivait sur sa lancée haussière (+0,24%) vendredi matin, les investisseurs tablant sur une issue favorable dans le dossier commercial alors que les négociations entre la Chine et les Etats-Unis continuent ce vendredi.
CAC40
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La Bourse de Paris veut croire (+0,24%) à des avancées sur le front commercial

A 09H46 , l’indice CAC 40 prenait 13,57 points à 5.582,62 points. La veille,il avait fini en nette hausse de 1,27%.

"Les marchés sont prêts à bondir à la hausse, dans l’espoir d’un accord, même partiel, entre les Etats-unis et la Chine, et d’une avancée dans les discussions entre Londres et Bruxelles", a indiqué dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"Dans les deux cas de figure pourtant, il y a encore beaucoup à faire", a-t-il ajouté.

Le président américain s’est montré rassurant jeudi sur les négociations commerciales avec la Chine, à la veille de sa rencontre avec le vice-Premier ministre chinois Liu He. "Nous avons eu de très très bonnes négociations avec la Chine", a déclaré M. Trump depuis la Maison Blanche, soulignant que les discussions devaient se poursuivre.

"Aucune des deux parties ne semble vouloir désespérément obtenir un accord commercial, mais elles sonttoutes deux clairement intéressées au fait de progresser, sinon les négociations ne se poursuivraient pas", a relevé pour sa part David Madden, un analyste de CMC Markets.

Sur le front du Brexit, les deux négociateurs en charge du dossier, Michel Barnier et Stephen Barclay, se sont retrouvés vendredi à Bruxelles autour d’un petit déjeuner pour évaluer les chances de déblocage des discussions, après une semaine tendue et avant un sommet européen crucial.

Du côté des indicateurs, le taux d’inflation en Allemagne a ralenti à 1,2% en septembre sur un an après 1,4% en août et 1,7% en juillet, s’éloignant de l’objectif de la Banque centrale européenne, selon des chiffres définitifs publiés vendredi par Destatis.

Aux Etats-Unis, l’indice des prix à l’importation pour septembre et la confiance des consommateurs de l’Université du Michigan pouroctobre complètent vendredi l’agenda.

- Publicis dans la tourmente -

Sur le terrain des valeurs, Publicis dévissait de 11,50% à 37,63 euros, plombé par la révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2019 et 2020, à l’occasion de la publication d’un troisième trimestre "négatif" en raison notamment de l’attrition continue des dépenses de ses clients aux Etats-Unis.

Euronext perdait 5,51% à 68,55 euros dans le sillage de la présentation de son nouveau plan stratégique jeudi. L’opérateur paneuropéen, qui chapeaute notamment la Bourse deParis, vise une marge brute d’exploitation supérieure à 60% d’ici à 2022 et compte atteindre 2 à 3% de croissance interne à périmètre constant à cet horizon.

Fnac Darty bénéficiait (+2,86% à 57,60 euros) d’un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Oddo BHF.

Renault prenait 1,69% à 51,66 euros. Le conseil d’administration du constructeur automobile a entamé vendredi une réunion destinée à remplacer le directeur général du groupe, Thierry Bolloré, en vue de clore définitivement l’ère Carlos Ghosn, a-t-on appris de source proche de l’entreprise.

EDF s’effritait de 0,13% à 9,37 euros après que le groupe a annoncé jeudi la nomination d’un nouveau directeur au projet de l’EPR de Flamanville, sans préciser les raisons de ce changement de gouvernance qui intervient au lendemain de l’annonce d’une facture alourdie pour ce chantier.

L’agence de notation S&P Global Ratings a par ailleurs baissé la perspective de la note du groupe à "négative", soulignant des "problèmes dans la gestion des projets" groupe, notamment les surcoûts dans les chantiers EPR à Flamanville et en Angleterre.

Lagardère s’adjugeait 0,45% à 20,06 euros tandis que le groupe a annoncé jeudi avoir engagé une procédure judiciaire contre le fonds Amber Capital, qu’il accuse d’avoir orchestré "une campagne de déstabilisation" et à qui il réclame la somme de 84 millions d’euros en guise de réparations.

Orchestra-Prémaman montait de 1,19% à 0,17 euro, soutenu par l’annonce d’un chiffre d’affaires en légère hausse au deuxième trimestre, grâce surtout à l’activité en France.

PSB Industries baissait en revanche de 6,02% à 18,75 euros, plombé par l’annonce d’une rentabilité opérationnelle qui devrait s’inscrire "en retrait" sur l’ensemble de l’exercice, alorsque celle-ci était bien orientée en début d’année.

jra/jug/spi

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