Le CAC 40, en hausse timide (+0,12%), digère un mauvais indicateur américain

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La Bourse de Paris évoluait juste au-dessus de l’équilibre vendredi matin (+0,12%), les investisseurs prenant le temps de digérer la forte chute des ventes au détail aux États-Unis qui a refroidi l’enthousiasme des dernières séances.

La Bourse de Paris, en hausse timide (+0,12%), digère un mauvais indicateur américain


A 09H20 , l’indice CAC 40 prenait 6,13 points à 5.068,65 points. La veille, il avait fini en léger repli de 0,23%, rompant avec trois journées de progression qui avait porté la place parisienne à ses plus hauts niveaux annuels.
"Les mauvaises statistiques se sont de nouveau invitées sur le devant de la scène avec un plongeon des ventes au détail aux Etats-Unis de l’ordre de 1,2% sur un mois en décembre dernier, soit la chute la plus importante depuis 2009", a relevé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. "Évidemment, les données américaines confortent la crainte d’une récession prochaine qui est évoquée par les acteurs de marché depuis environ deux mois", a-t-il ajouté en notant "toutefois la résilience" du CAC 40 qui n’a pas non plus dévissé.
"Personne n’attendait rien de particulier", ce qui a accentué l’effet de surprise et cela a du coup aussi "entamé l’optimisme" autour des négociations commerciales sino-américaines qui semblaient avoir pris une tournure plus positive, a également souligné Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
Les entretiens sino-américains pour trouver une issue à la guerre commerciale entre les deux premières économies mondiales ont d’ailleurs pris fin comme prévu vendredi à Pékin, avant une entrevue attendue entre le président chinois Xi Jinping et la délégation américaine.
Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a estimé que ces négociations avaient été "productives".
Aux Etats-Unis, Donald Trump a accepté jeudi de signer un compromis budgétaire obtenu de haute lutte au Congrès, après d’intenses tractations entre républicains et démocrates. Mais le président républicain a dans le même temps annoncé qu’il allait déclarer l’"urgence nationale" auxEtats-Unis pour construire un mur à la frontière mexicaine, sa grande promesse de campagne.
En matière d’indicateurs, les exportations de la zone euro en décembre sont à l’agenda, tout comme aux Etats-Unis la production industrielle en janvier.
"Vu le contexte économique,les chiffres attendus aujourd’hui seront de première importance, notamment l’estimation pour février de l’indice de confiance du consommateur (Université du Michigan) qui avait lourdement chuté en janvier du fait du +shutdown+", a également anticipé M. Dembik.

Vivendi en tête du CAC 40


La cote parisienne continuaitégalement à engranger les nombreuses publications. Vivendi prenait la tête de l’indice CAC 40 avec un bond de 4,97% à 23,86 euros, après avoir surpris avec des résultats supérieurs aux attentes pour 2018, notamment grâce à une bonne performance de sa filiale Universal.
EDF à l’inverse souffrait (-2,39% à 14,49 euros) d’un bénéfice net en recul l’an dernier même si son activité opérationnelle a progressé conformément à ses attentes grâce au rebond de la production nucléaire et hydraulique en France.
ADP prenait 1,48% à 165 euros, soutenu par une confortable croissance de son bénéfice net de 6,9% en 2018, grâce à des passagers toujours plus nombreux et un peu plus dépensiers dans les commerces des aéroports parisiens.
Euronext reculait de 1,03% à 52,90 euros, pénalisé par un bénéfice inférieur aux attentes en 2018, du fait d’éléments exceptionnels, même si la performance opérationnelle du groupe en 2018 est restée solide.
Ubisoft bénéficiait (+2,38% à 70,58 euros) de la confirmation de ses perspectives pour son exercice en cours 2018/19, en dépit d’un recul de son activité au troisième trimestre en raison d’un effet de base défavorable.
Eutelsat était lesté (-7,45% à 17,40 euros) par un bénéfice net en repli de 4,8% sur le premier semestre de son exercice décalé, à 150,4 millions d’euros, même s’il a confirmé ses objectifs pour l’exercice en cours.
TF1 montait de 4,85% à 6,92 euros. Le groupe a annoncé une baisse de 6,2% de son bénéfice net en 2018, une année marquée par les accords signés avec les opérateurs télécoms et une croissance externe vers le numérique qui profitent à l’activité du groupe de télévision.
Bolloré grimpait de 3,92% à 3,61 euros, grâce à un chiffre d’affaires en hausse de 26% pour l’exercice 2018 à 23,02 milliards d’euros, gonflé par l’intégration de Vivendi.
Recylex reculait de 3,97% à 5,32 euros, souffrant d’un chiffre d’affaires en net recul l’an dernier en raison des difficultés dans son activité plomb.

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