Les familles regagnent du terrain au sein de l’actionnariat du CAC 40 (étude)

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La proportion des familles et fondateurs présents au capital des sociétés du CAC 40 a augmenté en 2017 par rapport à 2016, au détriment des investisseurs particuliers, selon une étude d’Euronext publiée mardi.
Les familles regagnent du terrain au sein de l'actionnariat du CAC 40 (étude)
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Les familles regagnent du terrain au sein de l’actionnariat du CAC 40 (étude)

Cette enquête portant sur la composition de l’actionnariat des entreprises françaises cotées entre fin 2012 et fin 2017, qui a été publiée pour la première fois l’an dernier, a été élargie cette année à l’indice SBF 120, dont 60% de l’actionnariat est connu, précise Euronext.

Alors qu’ils représentaient 10% des actionnaires du CAC 40 en 2016, soit un investissement de 136 milliards d’euros, les familles et fondateurs ont vu leur poids passer à 11,2% en 2017, pour 167 milliards d’euros investis, indique l’opérateur boursier européen.

Au sein du SBF 120, leur part a atteint 13,7% en 2017 et jusqu’à 20,3% dans les 80 sociétés hors du CAC 40.

"Les sociétés avec un fort actionnariat familial ont extrêmement bien +performé+ en 2017, je pense en particulier au secteur du luxe", a souligné Nicolas Rivard, en charge des services de data chez Euronext, en présentant l’étude à l’occasion de la conférence annuelle organisé par l’opérateur boursier.

Avec 3,9% du capital du CAC 40, la famille Arnault, propriétaire de LVMH, en reste le premier actionnaire en 2017, devant l’Etat français et la famille Bettencourt Meyers (2,3%).

Le groupe familial Artémis (Financière Pinault) arrive pour sa part en 7e position avec uneparticipation de 1,4%.

A l’inverse, en un an, la part d’actionnaires particuliers a baissé dans la moitié des vingt sociétés du CAC 40 qui ont publié cette information en 2017, selon l’étude.

Le poids des gestionnaires d’actifs au sein des 40 plus grandes entreprises françaises cotées, dont ils sont toujours les premiers actionnaires, est en revanche resté quasi inchangé, à 26% en 2017, contre 25,9% fin 2016. Elle est de 24% au sein du SBF 120.

Cinq de ces gestionnaires d’actifs se taillent toujours la part du lion au sein du CAC 40 en 2017 : Vanguard (2,0%), Blackrock (1,9%), Natixis GAM (1,2%), Amundi (1,1%) et Capital Group (0,9%).

En la matière, "c’est un peu plus concentré avec des acteurs mondiaux plus présents", a noté M. Rivard.

L’Etat français, avec 40 milliards d’euros investis en 2017 dans l’indice phare, comme l’année précédente, a vu sa participation s’éroder de 3% à 2,7% en un an.

Ce recul est essentiellement lié à la "baisse des participations de l’Etat dans Engie et Renault", a précisé M. Rivard.

Pour ce qui est des 80 sociétés hors du CAC 40, la participation de l’Etat ya atteint 42 milliards d’euros en 2017.

Enfin, comme en 2016, le premier Etat étranger présent au capital du CAC 40, à hauteur de 1,6%, est la Norvège.

jra-abx/tq/LyS

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