Privatisation d’ADP : aucune décision prise avant mi-mars 2020

Privatisation d’ADP © FranceTransactions.com/ADP
Le gouvernement ne prendra aucune décision sur la privatisation d’Aéroports de Paris jusqu’à la fin de la collecte des signatures pour l’organisation d’un référendum, a déclaré dimanche Bruno Le Maire sur France 3.

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1.000.500 signatures sur 4.700.000 requises...

Ce projet de référendum sur la privatisation d’ADP a recueilli plus d’un million de signatures, selon un décompte publié mercredi par le Conseil constitutionnel.
C’est ce qu’a enregistré ce mercredi 4 décembre le Conseil constitutionnel sur la plateforme du projet de référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP). Un décompte effectué tous les 15 jours, et qui lors du précédent relevé comptait 969 000 signataires. Avec ce cap du million de soutiens au projet de référendum d’initiative partagée (RIP), ses partisans espèrent désormais pousser Emmanuel Macron à consulter les Français sur cette privatisation d’ADP qui fait polémique.

En l’état, pour être validé, le projet de référendum d’initiative partagée, lancé en juin dernier, doit être approuvé par un dixième des électeurs inscrits (4,7 millions de personnes) d’ici mi-mars. Mais le président Macron avait expliqué, après la crise des Gilets jaunes où la question de la démocratie participative était en débat, vouloir réformer le RIP pour qu’un million de citoyens puissent le déclencher.

Les parlementaires veulent rencontrer Macron

Les constitutionnalistes Dominique Rousseau et Didier Maus ont confirmé à l’AFP que le président pouvait, en vertu de l’article 11 de la loi suprême, prendre l’initiative d’organiser un référendum d’initiative présidentielle sur la privatisation d’ADP. Les 248 parlementaires (de LFI à LR) à l’origine du RIP avaient déjà annoncé qu’ils demanderaient à rencontrer le chef de l’Etat une fois le million de soutiens atteint. Ce qui est désormais chose faite. Ce mercredi, ils ont d’ailleurs prévu un rassemblement devant l’Assemblée nationale à la mi-journée.
Emmanuel Macron s’est dit favorable en avril à l’abaissement à un million de signatures du seuil nécessaire à l’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP). Mais Bruno Le Maire a néanmoins insisté dimanche sur le fait que la législation actuelle s’appliquait et que cette proposition de référendum devait recueillir la signature d’un dixième des électeurs inscrits, soit 4 ,7 millions de personnes, d’ici à la mi-mars pour aboutir.

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