Bourse : Calendrier des publications attendues cette semaine

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Sur les marchés actions, après les chutes vertigineuses observées la semaine dernière, les principaux indices mondiaux ont réussi à récupérer les pertes enregistrées, notamment soutenus par de nouveaux indicateurs macroéconomiques et suite à plusieurs rebonds techniques.

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Sans véritable surprise, la première séance de la semaine est restée quelque peu marquée par cette baisse fulgurante de la semaine du 7 avril. Pour rappel, les opérateurs jugeant que les valeurs technologiques étaient amplement surévaluées en ce début d’année ont amené le Nasdaq sur une chute de 4,63% entre jeudi et vendredi dernier. Les valeurs du cloud-computing et des biotechnologiques ont été particulièrement touchées, ce qui a littéralement plombé les marchés asiatiques où ces titres sont fortement convoités. Le Nikkei avait alors enregistré une perte hebdomadaire de plus de 7% sur cette période. Alors que les investisseurs craignaient la formation d’une éventuelle bulle autour de ces titres, ces derniers ont pu se réjouir de voir que le mouvement n’était que de courte durée. Cette forte baisse a finalement déclenché en début de semaine quelques achats à bon compte tandis que la saison des résultats d’entreprises commençait, ce qui a permis aux principaux indices de revenir en territoire positif.

Cette accalmie s’est toutefois enrayée dès mardi lorsque les investisseurs ont pris connaissance du déploiement des forces armées dans l’est de l’Ukraine pour contrer les insurgés pro-russes qui occupent les infrastructures de la région. En amont des négociations à Genève ce jeudi, cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe sur les marchés, qui se sont immédiatement inquiétés d’une nouvelle escalade des tensions avec les occidentaux. En parallèle, les indices américains et européens ont souffert de publications d’indicateurs en demi-teinte : l’activité industrielle dans la région de New York a ralenti contre toute attente aux Etats-Unis. En Europe, c’est l’indice ZEW allemand qui a fait écho en révélant une nouvelle dégradation mensuelle à 46,60 contre 55,70 précédemment. Autant les indices américains ont pu compter sur les résultats de Coca-Cola ou encore de Johnson & Johnson pour finir dans le vert, autant la tendance en zone euro a été beaucoup plus mitigée, les bourses européennes finissant en ordre dispersé. Cette séance en dents de scie sera toutefois relativisée par la suite, puisqu’elle constituera la seule session de la semaine dans le rouge.

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En effet, les investisseurs ont assisté par la suite à une salve de nouveaux indicateurs positifs. En Asie, après les soubresauts en provenance de Chine, cette fois-ci le PIB révèle un ralentissement de la croissance à 7,4% en rythme annuel. Sans pour autant évoquer un indicateur exceptionnel, les marchés ont tout de même salué un ralentissement moins marqué que prévu. Aux Etats-Unis, la production industrielle a augmenté de 0,7% en mars tandis que le taux d’utilisation des capacités industrielles est remonté à 79,2 contre 78,8 précédemment. En fin de semaine, nous retenons également les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage qui se sont légèrement accrues de 2 000 nouvelles demandes à 304 000, alors que le consensus tablait sur 315 000 inscriptions. En parallèle de ces indicateurs, Janet Yellen l’actuelle présidente de la Réserve fédérale américaine a tenu des propos rassurants lors de son intervention en milieu de semaine. Cette dernière n’a certes pas démenti une hausse des taux d’ici avril 2015, mais elle reste confiante quant à un retour du plein emploi rapidement.
En amont du week-end prolongé à l’occasion des fêtes de Pâques, une dernière nouvelle a été amplement saluée par la communauté financière. Les négociations qui ont eu lieu à Genève jeudi ont débouché sur un arrêt immédiat des violences en Ukraine et au désarmement des groupes armés illégaux. L’accord surprise trouvé entre la Russie et les Occidentaux, bien qu’encourageant, reste à confirmer puisque la plupart des dirigeants de l’ouest ont émis quelques doutes quant à la bonne volonté de Moscou sur une sortie de crise. La séance de jeudi, dernière séance de cette semaine, est restée toutefois très calme malgré cet effet d’annonce, les investisseurs ne voulant pas prendre de nouvelles positions en amont de la fermeture des principales bourses pour quatre jours consécutifs.

Sur l’ensemble de la semaine, les nombreux résultats d’entreprises ont particulièrement soutenu les cours cette semaine. Nous retiendrons principalement la forte hausse des valeurs financières à l’image de Citigroup qui a progressé de 5,56%, Morgan Stanley de 8,04% et Goldman Sachs de 3,09% sur la semaine. Les valeurs technologiques ont toutefois déçu les opérateurs, notamment Google qui, à la suite de la publication de ses résultats a chuté de 3,65%, le bénéfice par action étant inférieur aux attentes. IBM a également été sanctionné suite à un chiffre d’affaires décevant, le titre perdait 3,25% après la publication. Dans ce contexte, le Dow Jones a gagné 2,38% et le Nasdaq 2,39% cette semaine. Le S&P500 a de son côté progressé de 2,71% : moins d’un cinquième des composantes de l’indice ont publié leurs résultats, mais 63% d’entre elles ont battu le consensus établi pour le moment. En zone euro, le CAC 40 s’est adjugé 1,51%, le FTSE 0,97% et le Dax allemand 1,01%. En Asie, le Nikkei grimpe de 3,28% sur la semaine.

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