Déficit de la sécurité sociale : la prime de naissance divisée par 3, le congé parental prochainement revu

Déficit de la sécurité sociale : la prime de naissance divisée par 3, le congé parental prochainement revu
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Nouvelle réforme du congé parental, réduction de la prime à la naissance : pour tenir ses engagements d’économies, le gouvernement met une nouvelle fois les familles à contribution, au grand dam des associations.

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Economies, économies...

L’objectif est de réaliser des économies de l’ordre de 700 millions d’euros en 2015 sur les prestations familiales, sans recourir à un gel de leur revalorisation, selon le projet de budget de la Sécurité sociale.

Division par 3 de la prime de naissance dés le second enfant

Une division par trois de la prime à la naissance à partir du 2e enfant (de 923 à 308 euros) doit permettre d’économiser 250 millions d’euros dès 2015.

Le gouvernement part du principe que certaines dépenses d’équipement, nécessaires lors d’une première naissance, ne le sont plus pour un deuxième ou troisième enfant.

Congé parental : une nouvelle modification à venir

Le congé parental, qui vient tout juste d’être réformé dans la loi sur l’égalité hommes-femmes, le sera une nouvelle fois. Ce congé devait être porté de six mois à un an maximum pour un premier enfant si les deux parents le prennent, et il devait rester de trois ans maximum à partir de deux enfants, mais à condition que le second parent prenne six mois. Le gouvernement envisage aujourd’hui d’accroître ce partage à partir du deuxième enfant, sans préciser où se situera le curseur. Deux ans et un an ? Dix huit mois et dix huit mois ? Un décret le dira.

Pour le gouvernement, il s’agit de permettre un meilleur partage des rôles entre pères et mères et d’éviter un éloignement trop durable des femmes du marché du travail. Mais sachant que seulement 3% des congés sont pris actuellement par des pères, il est tentant d’y voir une façon de réaliser de substantielles économies.

"Sous couvert de plus d’égalité entre les hommes et les femmes, il s’agit en fait de priver d’allocation toutes les familles dont les pères ne pourront pas prendre leur part du congé", a ainsi souligné L’Union des familles en Europe et le Mouvement Mondial des Mères France dans un communiqué avant même le détail des annonces.

Aide à la garde d’enfants : soumis à conditions de ressources

Autre mesure dans le viseur du gouvernement : une aide à la garde d’enfants, le "complément de libre choix du mode de garde", serait réduite pour les familles les plus aisées, via l’introduction d’une tranche supplémentaire de revenus pour le calcul des aides.

Enfin, la majoration des allocations familiales de 65 euros, qui est versée lorsqu’un enfant a atteint l’âge de 14 ans, sera progressivement décalée à 16 ans.

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