Emploi : le MEDEF espère en créer 1 million sur 5 ans en aménageant le temps de travail et le SMIC

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Suppression de jours fériés, assouplissement du Smic et des 35 heures : le Medef a lancé officiellement mercredi son programme pour la création d’un million d’emplois qui, récemment révélé en partie dans la presse, avait fait crier à la provocation les syndicats.

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Le président du Medef Pierre Gattaz
Le président du Medef Pierre Gattaz © stock.adobe.com

Le président du Medef Pierre Gattaz a exposé le plan du MEDEF pour l’emploi, avec une semaine de retard après des fuites parues mi-septembre dans le journal Les Echos.

Trois des suggestions avaient déjà fait scandale parmi les syndicats et s’étaient attiré des critiques des deux autres organisations patronales représentatives, l’UPA pour les artisans et commerçants de proximité et la CGPME pour les petites et moyennes entreprises.

L’organisation patronale la plus en vue a notamment proposé de supprimer deux jours fériés sur 11 afin de créer 100.000 emplois, dans le cadre de son plan de création en France d’un million d’emplois nets sur cinq ans.

La magie de l’algèbre fait pleinement son effet, les faits eux, restent souvent têtus...

"Supprimer 2 jours fériés par an permettrait d’allonger la durée annuelle travaillée de 1,2 jour, ce qui représente environ 0,9% de Produit intérieur brut. Or, on estime que 1% de PIB supplémentaire permet de générer 100.000 emplois supplémentaires", affirme le Medef dans ce document regroupant constats et propositions. Ce calcul d’un point de PIB supplémentaire avait pourtant été jugé surévalué par des économistes.

Pour le grave problème des chômeurs de longue durée, sujet souvent évoqué par M. Gattaz, le Medef prône l’introduction de contrats aidés, afin de permettre aux entreprises de recruter à un coût inférieur au Smic plus les charges patronales.

Le Medef suggère de "travailler sur un cadre transitoire d’accès à l’emploi, destiné à certaines populations très éloignées de l’emploi, par exemple sous la forme de contrats aidés destinés aux entreprises".

"Malgré les allégements de charges annoncés" le coût du travail pour ces personnes "reste lourd pour une entreprise puisqu’il représente, charges comprises, entre 1.700 et 1.750 euros par mois", explique l’organisation sans mentionner le mot Smic.

Le Medef propose aussi de revenir sur la durée légale du travail appliquée à toutes les entreprises, et de négocier celle-ci à l’intérieur de chaque société.

L’organisation patronale appelle ainsi à revoir le principe d’une "durée légale imposée à toutes les entreprises", à "prendre en compte la diversité des situations, des secteurs d’activités, et permettre la fixation négociée d’une durée du travail, au niveau de l’entreprise", la loi ne s’appliquant alors qu’aux entreprises ne pouvant pas ou ne souhaitant pas négocier.

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