Emploi : les salaires resteront sous pression en 2015, augmentation moyenne de 2,6%

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Les entreprises employant des salariés en France prévoient pour 2015 d’augmenter globalement les salaires de 2,6%, moins que leurs voisines européennes, selon une enquête du cabinet Aon Hewitt publiée mardi.
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Si cette prévision était confirmée, 2015 serait du même acabit que 2014, déjà légèrement en dessous des trois années précédentes (2,8%) et loin des niveaux d’avant la crise (autour de 3,2%-3,4%).
Les projections détaillées du cabinet font état d’1,1% pour les augmentations générales versées à tous les salariés indépendamment de leurs performances individuelles et de 2,3% pour les gratifications individuelles.
Chez nos voisins européens, les perspectives d’augmentations globales sont plus encourageantes : 3% en Allemagne, 3,1% au Royaume-Uni et 3,3% en Italie.
"L’écart s’accroit assez largement cette année entre la France et ses deux premiers partenaires, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ce qui montre que dans ces pays, la situation économique semble meilleure que la nôtre", souligne Vincent Cornet, directeur de l’activité rémunération.
En France, les salariés ne seront pas logés à la même enseigne, selon leur secteur ou la taille de leur entreprise, "on relève des écarts élevés", "de plus de 1% entre les secteurs", note le consultant.
Ainsi, dans trois secteurs (immobilier, édition, industries lourdes), les salariés pourront espérer se partager des budgets en hausse de plus de 3% quand dans trois autres (transports, conseil, industrie du papier et de l’emballage), la hausse n’excèdera pas 2%, selon l’étude.
Ces différences s’expliquent essentiellement par "le marché de l’emploi". "Dans l’industrie lourde, on cherche des candidats pour un certain nombre de postes, cela crée une tension sur les salaires et les employeurs augmentent donc un peu plus", explique M. Cornet.
Autre facteur à l’origine d’écarts, la taille. Plus une entreprise compte de salariés, moins les enveloppes d’augmentations croissent : 1,9% lorsqu’il y a plus de 10.000 salariés, 2,7% quand les effectifs ne dépassent pas 2.000 personnes.
Selon M. Cornet, dans les plus grandes entreprises, "la rémunération des salariés, qui bénéficient en outre plus souvent d’avantages (intéressement, mutuelles, plan d’épargne abondé par l’employeur), est plus importante et elles ont tendance à en ralentir l’évolution dans un contexte de crise".
Sur l’échantillon de 273 entreprises interrogées du 1er au 8 août, environ 4% disent avoir appliqué un gel des salaires en 2014.
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