Immobilier : Le marché ralentit encore un peu plus au deuxième trimestre

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Les délais de commercialisation des logements anciens se sont allongés au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, en particulier à Paris, selon une étude publiée vendredi par le réseau immobilier Guy Hoquet, qui y voit un signe de l’attentisme des acheteurs.

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Immobilier : le marché ralentit encore un peu plus, il n’était donc pas à l’arrêt !

Entre avril et juin, les biens mis en vente dans l’une des 500 agences du réseau, propriété de Nexity, ont en moyenne trouvé preneur au bout de 61 jours à Paris, contre 43 jours au premier trimestre. Au quatrième trimestre, le délai était de 52 jours.

En province, la progression est continue,avec 58 jours au deuxième trimestre, contre 54 entre janvier et mars et 52 entre octobre et décembre.

Seule l’Ile-de-France se distingue, avec un raccourcissement à 42 jours, contre 45 au premier trimestre et 50 jours fin 2012.

Avec des à-coups selon les trimestres, les délais de commercialisation sont sur une pente ascendante depuis le début 2011, où ils avaient atteint un point bas de 26 jours à Paris, 32 jours dans le reste de l’Ile-de-France et 47 jours en province, rappelle Guy Hoquet.

Alors que sur l’ensemble du marché, cette tendance s’accompagne d’un recul du nombre de transactions, Guy Hoquet s’en sort mieux, avec 4% de ventes en plus au premier semestre par rapport à la même période de l’année précédente.

En 2013, les transactions de l’ensemble des agences immobilières françaises devraient diminuer de 12%, à 570.000, estime le réseau.

Au niveau des prix de vente, Guy Hoquet a constaté "une légère hausse" entre le premier et le second trimestre : de 1,05% sur l’ensemble de la France, à 2.590 euros le m2, de 2,6% à Paris, à 7.921 euros, de 0,45% dans le reste de l’Ile-de-France, à 3.627 euros, et de1,26% en province, à 1.894 euros.

Sur un an, ils restent en baisse de 1,1% pour l’ensemble de la France, de 0,8% en région parisienne hors Paris, et de 1,7% en province. A Paris, les prix affichent une hausse de 0,8% sur un an.

Et pour l’ensemble de l’année 2013, le réseau estime que les prix baisseront de moins de 5% à Paris et dans les zones tendues (centre-ville de métropoles, secteurs privilégiés, stations balnéaires ou de montagne cotées) et d’environ 5% en Ile-de-France hors Paris. Dans les zones moins dynamiques, la baisse pourrait atteindre 7% à 10%, estime Guy Hoquet, qui voit se dessiner un "marché à trois vitesses".

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