Pouvoir d’achat et consommation des ménages en hausse début 2015

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De bonnes nouvelles pour les ménages français. C’est l’INSEE qui le confirme dans son étude publiée hier. L’économie française repart en ce début d’année, le chômage attendu en baisse mi-2015. Côté des ménages, hausse du pouvoir d’achat et de la consommation.
Pouvoir d'achat et consommation des ménages en hausse début 2015
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Le pouvoir d’achat des ménages accélérerait, soutenu par la désinflation

Après avoir stagné en 2013, le pouvoir d’achat du revenu des ménages s’est nettement redressé en 2014 (+1,1 % en moyenne annuelle), du fait de l’accélération des revenus d’activité (+1,3 % après +0,9 %) et surtout du moindre dynamisme des prélèvements obligatoires (+2,1 % après +4,2 %). Au premier semestre 2015, il accélérerait de nouveau (+1,6 % en glissement annuel mi-2015 contre +0,7 % un an plus tôt), du fait notamment de la forte baisse de l’inflation (graphique 4).

La consommation des ménages augmenterait fortement au premier trimestre

Après un quatrième trimestre 2014 en ralentissement (+0,2 %), du fait d’un net recul des dépenses de chauffage occasionné par un automne très doux, la consommation des ménages rebondirait au premier trimestre 2015 (+0,6 %) avec le retour à la normale des dépenses d’énergie. Les premières informations quantitatives indiquent par ailleurs que les achats de produits manufacturés resteraient dynamiques (+0,5 % après +0,6 %).
Au premier semestre 2015, la consommation resterait soutenue par le dynamisme du pouvoir d’achat

L’inflation resterait très faible d’ici mi-2015

En janvier et février 2015, l’inflation d’ensemble est négative en glissement annuel pour la première fois depuis 2009 (-0,4 % et -0,3 % respectivement). Elle resterait très faible d’ici mi-2015, à -0,1 % en juin 2015 (graphique 3). En particulier, sous l’hypothèse d’un prix du baril de Brent stable à 55 $ (50,8 €), le glissement annuel des prix de l’énergie resterait très négatif, à -4,3 % en juin 2015. L’inflation « sous-jacente » resterait très modérée : l’indicateur d’inflation sous-jacente calculé par l’Insee, qui exclut les produits volatils et l’impact mécanique des modifications de fiscalité indirecte, aurait une croissance quasi nulle en glissement annuel en juin 2015 (+0,1 %), alors que l’impact de la hausse de TVA du 1er janvier 2014 et de sa diffusion aurait quasiment disparu.

L’économie française accélérerait un peu au premier semestre 2015

Selon les chefs d’entreprises dans les services interrogés en mars, le climat reste encore relativement morose et l’activité dans les services marchands progresserait au premier semestre sur un rythme proche de sa moyenne depuis 2010 (+0,4 % par trimestre en moyenne). Après un fort recul au quatrième trimestre 2014 (-2,5 %), la clémence des températures à l’automne ayant réduit les dépenses de chauffage, la production énergétique rebondirait nettement au premier trimestre (+2,9 %), avant de retrouver un rythme plus proche de sa tendance au deuxième trimestre (+0,6 %). Enfin, le recul de l’activité dans la construction s’atténuerait à peine au premier semestre 2015 (-0,7 % puis -0,6 % après -0,8 % fin 2014) : l’investissement en logement neuf reculerait moins au premier semestre 2015 qu’en 2014, mais la poursuite de la baisse des permis de construire de bâtiments non résidentiels ne laisse pas attendre de franche amélioration.

L’acquis de croissance annuelle atteindrait +0,8 % mi-2015

Au total, le PIB accélérerait nettement au premier trimestre 2015 (+0,4 % après +0,1 %). Le regain de croissance serait porté par le rebond de la production d’énergie (contribution de +0,2 point à l’accélération). Cet effet s’estompant au deuxième trimestre, l’activité ralentirait, mais retrouverait un rythme plus élevé (+0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+0,1 %). Mi-2015, l’acquis de croissance annuelle du PIB serait déjà de +0,8 %, après trois années très ternes (+0,4 %).

Les salaires ralentiraient au premier semestre 2015

Le salaire moyen par tête (SMPT) dans les branches marchandes a été légèrement plus dynamique en 2014 (+1,7 %) qu’en 2013 (+1,5 %). En rythme infra-annuel, il a toutefois ralenti en cours d’année : +0,6 % au second semestre après +0,8 % au premier. Sous l’effet de la baisse passée de l’inflation, d’une revalorisation modérée du Smic au 1er janvier 2015 (+0,8 %, soit 0,3 point de moins qu’en 2014), et d’un chômage en hausse, les salaires nominaux ralentiraient de nouveau au premier semestre 2015 (+0,3 %). En termes réels, les salaires ralentiraient également (+0,3 % au premier semestre 2015, après +0,8 % au second semestre 2014).

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