Prévision d’inflation pour 2015 : un zéro pointé pour le gouvernement
Le ministre des Finances Michel Sapin a révisé à la baisse mercredi la prévision d’inflation pour 2015, tablant sur une stabilité totale des prix, une fausse bonne nouvelle pour les consommateurs qui a surtout d’importantes implications budgétaires.
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"L’inflation prévue pour l’année 2015 est en France aujourd’hui de zéro", a déclaré M. Sapin lors d’une audition devant la commission des Finances du Sénat.
Jusqu’ici la France tablait sur une légère reprise de l’inflation cette année, espérant une augmentation des prix de 0,9%, après 0,5% en 2014. En révisant ce chiffre à la baisse, le ministre a placé la prévision française en convergence avec celle de la Commission européenne.
Devant les sénateurs, M. Sapin a évoqué les effets budgétaires négatifs de cette faible inflation mais aussi ses effets positifs, espérant que les deux s’annulent.
D’abord, une faible inflation contribue en maintenant des taux d’intérêt faibles à abaisser la charge de la dette, une économie substantielle alors que la France avait en 2014 une dette totale supérieure à 1.900 milliards d’euros.
Elle permet également aux ministères de dépenser moins que prévu puisque le budget 2015 a été établi sur la base d’une inflation de 0,9%.
L’inflation nulle donne "une espèce de bouffée d’oxygène sur une partie des budgets", a expliqué mercredi M. Sapin aux sénateurs.
"Les ministères vont recevoir 0,9% de crédits en plus, ça ne va pas être évident mais il va falloir leur demander qu’ils les rendent", a décrypté une source proche du ministère des Finances.
"L’objectif n’est pas de donner des bouffées d’oxygène en termes de dépense publique", a relevé le ministre mercredi, affirmant ne pas chercher "à priver d’oxygène" mais "à maintenir la même quantité d’oxygène".
A l’inverse, les recettes fiscales de l’Etat seront mécaniquement moindres, en particulier celles de la TVA, taxe calculée proportionnellement aux prix.
L’inflation nulle va rendre en outre sans effet toutes les mesures de gels de pensions et salaires qui représentaient autant d’économies que l’inflation progressait.
Par exemple les salaires de fonctionnaires, qui ne sont plus alignés sur la hausse des prix à la consommation, ne permettront pas de réduire l’augmentation de la dépense publique autant que prévu.
"Il y a des économies que nous avions programmées et que nous ne pouvons constater" en raison de l’inflation nulle, a dit M. Sapin à propos de ces mesures de gel contenues dans le plan d’économies de 50 milliards d’euros en trois ans annoncé début 2014.
Selon Bercy la perte de ces recettes "s’équilibre avec la baisse de la charge de la dette". Reste à savoir si le rognage des crédits accordés aux différents ministères suffira à compenser la baisse attendue des recette fiscales.
Menace de déflation -
Pour cela, le ministère compte notamment sur les économies que permettra de réaliser la baisse des prix du pétrole, ainsi que sur une croissance économique potentiellement supérieure à la prévision officielle actuelle de 1% cette année.
La commission européenne insiste pour que la France fasse un effort budgétaire supplémentaire de 4 milliards d’euros en 2015. Paris conteste ce chiffre, fruit de calculs complexes, mais le contentieux demeure après que Paris a obtenu un nouveau délai de deux ans pour ramener son déficit public sous l’équivalent de 3% du produit intérieur brut.
Ces 4 milliards pourraient faire l’objet de "mesures supplémentaires", avait annoncé jeudi M. Sapin, permises par cette révision de la prévision d’inflation.
Autre risque inhérent à une inflation faible voire nulle, celui de la déflation, cette spirale d’anticipation de baisse des prix qui provoque des reports de dépenses et finit par conduire à une baisse des salaires et de la consommation.
Selon les économistes, l’idée d’un consommateur gagnant lorsque les prix n’augmentent plus est fallacieuse car la très faible inflation est le premier signe de ce phénomène très redouté.
A Bercy néanmoins, on écarte la menace de la déflation qui pèse sur la zone euro depuis plusieurs mois.
La politique de la BCE qui va injecter de l’argent frais dans l’économie "va recréer une anticipation de la hausse", estime-t-on, en évoquant également la "flexibilité" récente de la commission qui a accepté que la France ralentisse le rythme de réduction de ses déficits pour ne pas brider la croissance.
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