Redressement confirmé des marges des entreprises, vont-elles investir pour autant ?

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Le taux de marge des entreprises se redresserait nettement au premier semestre 2015 mais leur investissement resterait quasi stable.
Redressement confirmé des marges des entreprises, vont-elles investir pour autant ?
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Selon la note de conjoncture de l’INSEE publié de matin, les marges des entreprises se sont redressées. Elles peuvent maintenant investir, ou pas. Tout est dans la confiance qu’elles ont dans l’avenir. D’un autre côté l’économie française frémit.

Une embellie pour les entreprises

Beaucoup de conditions sont désormais réunies pour que l’investissement des entreprises accélère. D’abord leur taux de marge se redresserait très nettement au premier semestre (graphique 5), grâce à la conjonction de trois facteurs jouant dès le premier trimestre : la montée en charge du CICE, la mise en œuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité et la poursuite de l’amélioration des termes de l’échange du fait de la baisse des prix des produits pétroliers. Ensuite, les entreprises bénéficient de conditions de financement bien plus accommodantes que les années passées. Enfin, les perspectives de demande interne et externe sont désormais plus favorables. Pourtant, les enquêtes de conjoncture, notamment dans les services, indiquent que les chefs d’entreprises resteraient encore attentistes et ne seraient guère enclins à accélérer franchement leur investissement. Celui-ci serait quasi stable au premier semestre 2015 ; le nouveau recul de l’investissement en construction (-0,4 % par trimestre) compenserait globalement la légère augmentation des autres dépenses.

CICE et le Pacte de responsabilité soutiennent l’emploi

Le CICE et le Pacte de responsabilité soutiendraient l’emploi marchand au premier semestre 2015
Après un fort repli au trimestre précédent, l’emploi intérimaire a rebondi au quatrième trimestre 2014 (+24 000 postes après -22 000), permettant une quasi-stabilisation de l’emploi marchand (-1 000 postes) malgré de nouveaux reculs dans l’industrie et la construction. L’emploi marchand reculerait à nouveau au premier semestre (-13 000 postes) : la légère accélération de l’activité et le soutien apporté par les effets cumulés du Pacte de responsabilité et de solidarité et de la montée en charge du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi permettraient un moindre recul qu’au second semestre 2014 (-61 000 postes).

Le climat des affaires en France n’a que légèrement progressé depuis novembre

Après s’être dégradé à l’été 2014, le climat des affaires en France s’était à nouveau amélioré en novembre et avait ainsi retrouvé son niveau du premier semestre 2014. Le climat des affaires en France n’a depuis lors que légèrement progressé, à un niveau (96 en mars 2015) encore inférieur à sa moyenne de longue période (100). Par secteur (graphique 2), les indicateurs synthétiques sont proches de leur moyenne de longue période dans l’industrie manufacturière (99 en mars) et au-dessus dans le commerce de détail (104). En revanche, ils sont davantage dégradés dans les services (93) et le bâtiment (89).

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