Déficit français : déjà 2 sursis, rappelle Bruxelles, la France tentée de répondre : jamais 2 sans 3 !

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La France a déjà bénéficié deux fois d’un délai pour ramener son déficit public dans les clous européens, a rappelé mardi le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, la pressant d’agir pour stabiliser ses finances publiques. Les Français seront tenté de répondre, jamais deux sans trois...

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Déficit de la France, un gouffre de plus en plus grand !

La France a enregistré en 2013 un déficit public de 4,3% du PIB, a annoncé lundi l’Insee, soit moins bien que la cible de 4,1% du gouvernement sortant. Ce chiffre rend encore moins accessible l’engagement de revenir 2015 à 2,8%, sous la barre des 3% exigée par les traités européens.

Interrogé au cours d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe à Athènes, M. Rehn a indiqué qu’il n’avait "pas reçu de demande" de la part de Paris en vue d’une prolongation du délai pour y parvenir.

Le dicton « Jamais 2 sans 3... » ne fait pas sourire à Bruxelles...

Mais il a tenu à "rafraîchir les mémoires" en rappelant que "le délai donné à la France" avait déjà "été prolongé deux fois". "Je ne ferai pas de commentaire", a-t-il ajouté.

Le président français, François Hollande, a déclaré lundi qu’il n’était pas question de "fragiliser" la croissance, laissant entendre que l’effort budgétaire pourrait gripper l’activité.

"Le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe que cette contribution de la France à la compétitivité et à la croissance doit être prise en compte dans le respect de ses engagements. Car renforcer l’économie française, c’est la meilleure façon de réorienter l ?Europe", a-t-il alors expliqué.

"J’ai hâte de recevoir le programme de stabilité de la France dans les prochaines semaines", a commenté M. Rehn, ajoutant qu’il était à ses yeux "essentiel que la France agisse de manière décisive pour assurer la soutenabilité de ses finances publiques à long terme et pour résoudre les entraves bien connues à la compétitivité et à la croissance".

De son côté, le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a jugé qu’il ne fallait "pas spéculer" sur ce qu’allait demander Paris. La France "connaît parfaitement ses engagements. Elle s’est vue octroyer deux ans (supplémentaires), et il est évident qu’il y a du travail à faire".

"Je suis totalement d’accord avec le président (Hollande) sur le fait que c’est dans l’intérêt de l’Europe d’avoir une France forte", a-t-il dit, tout en s’empressant d’ajouter que "la France doit aussi respecter ses engagements" en matière de déficit public.

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