Crise COVID : budget global de 455 milliards, dont 184 milliards de déficit prévisionnel (9.1% du PIB)

Explosion de la dette française © FranceTransactions.com/stock.adobe.com
La crise COVID fera plonger le déficit de la France bien plus fortement que nos pays voisins. Les mesures sociales de chômage partiel, de tentatives de soutien de l’économie, Le gouvernement a rajouté vendredi soir deux milliards d’euros de crédits à son budget de crise face au coronavirus, notamment pour élargir le chômage partiel, faisant passer la prévision de déficit public en 2020 à 9,1% du PIB au lieu de 9.

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Un déficit COVID de 185,4 milliards, sans doute sous-estimé

Le nouveau budget voté, lié aux dépenses considérablement alourdies pour tenir bon face au coronavirus, entre soutien aux entreprises, aide aux plus modestes et prime aux soignants, dépasse désormais les 185 milliards de déficit supplémentaires. Et ce premier pourrait encore croître... Le budget alloué à la récession COVID était de 453 milliards d’euros. Le déficit estimé par le gouvernement était de 9% du PIB (estimation de 7.2% par le FMI).

  • 110 milliards pour le plan d’urgence,
  • 20 milliards pour les nationalisations (prises de participations),
  • 8 milliards pour les masques, gels et primes tous azimuts,
  • 315 milliards de garanties de crédit.

1,2 milliard d’euros de plus

Le gouvernement a annoncé 1,2 milliard de crédits supplémentaires pour donner accès au chômage partiel àdes salariés isolés en raison de leur vulnérabilité ou à des salariés parents d’un enfant de moins de 16 ans sans solution de garde. 281 millions d’euros sont aussi débloqués pour financer l’achat de masques non sanitaires ou pour soutenir les zoos, refuges pour animaux et cirques familiaux. "Ce sont des secteurs qui sont fermés, qui n’ont plus de recettes, sauf que les animaux sont toujours présents, donc les soigneurs ne peuvent pas être mis au chômage partiel", a expliqué le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt sur ce point.

500 millions de crédits supplémentaires

Et 500 millions de crédits sont ajoutés pour des avances remboursables et prêts bonifiés à destination d’entreprises fragiles ou en difficulté. Le déficit s’établirait ainsi à 185,4 milliards d’euros, soit 9,1% du PIB environ. Ce second projet de loi de finances rectificative, après celui adopté en mars, est attendu au Sénat mardi. Et comme l’adage l’indique, jamais 2 sans 3.

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