Fiscalité : l’industrie pas comprise par les candidats à la présidentielle

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La baisse de fiscalité attendue par l’industrie française n’est absolument pas comprise par les candidats à l’élection présidentielle, a estimé mardi Philippe Darmayan, président du Groupement des fédérations industrielles (GFI).

Fiscalité : l’industrie "pas comprise" par les candidats à la présidentielle

"Notre préoccupation sur la fiscalité de production n’est absolumentpas comprise de l’ensemble des candidats", a déclaré M. Darmayan à l’issue d’un colloque, organisé par quatre fédérations professionnelles, où les représentants de trois prétendants à la présidence ont détaillé leurs propositions.

Ainsi Eric Woerth, pour François Fillon, a rappelé son engagement de "40 milliards d’euros de baisse de prélèvements sur les entreprises", principalement via l’impôt sur les sociétés , l’impôt sur la fortune (ISF) et les cotisations patronales. Une somme "gigantesque" qui s’ajoutera à un crédit d’impôt pour la compétitivité etl’emploi (CICE) "transformé en réduction de charges".

Laurent Baumel, pour Benoît Hamon, a pour sa part critiqué "l’absence totale de ciblage et de conditionnalité" du CICE et défendu le projet dit de "taxe robot", qui consiste à calculer les cotisations patronales sur la valeur ajoutée produite par l’entreprise, plutôt que sur sa masse salariale.

"Des sornettes" pour Bruno Bonnell, représentant Emmanuel Macron, qui propose lui de "descendre le taux d’IS à 25%", de restreindre l’ISF au seul patrimoine immobilier et, comme son adversaire de droite, de transformerle CICE en baisse des cotisations patronales.

Mais "aucun des politiques n’ose toucher à la fiscalité locale", a regretté M. Darmayan. Dans le viseur des industriels : les cotisations foncière (CFE) et sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

"Ce n’est pas si simple defaire voler en éclats la fiscalité des collectivités locales", a objecté M. Woerth, rejoint par M. Baumel défendant le "besoin de ressources pour les investissements". Moins catégorique, M. Bonnell a évoqué "une décentralisation qui va aller plus loin", renvoyant à la présentation jeudi du programme de son candidat.

"Il y a encore du travail. Nous avons 50 jours pour agir, ou nous aurons deux ans pour ramer, comme on l’a fait avec ce président (François Hollande, ndlr) ou avec Mitterrand, pour convaincre que l’on va dans le mur", a conclu M. Darmayan.

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