G20 : pas de chèque en blanc pour l’Europe

G20 : pas de chèque en blanc pour l'Europe
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Hier, la réunion du G20 s’est terminée sur une note mitigée pour la zone euro qui devra donner des garanties à ses partenaires pour obtenir leur aide. Détails...

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G20 : L’Europe doit "montrer la couleur"...

"les pays de la zone euro réexamineront en mars la solidité de leurs structures de soutien. Il s’agira d’une contribution essentielle dans la réflexion en cours sur la mobilisation de ressources pour le FMI"

C’est en ces termes que la réunion des ministres des finances du G20 c’est achevée dimanche 26 février à Mexico avec un texte qui confirme que les principaux partenaires de la zone euro ne comptent pas signer un chèque en blanc pour sauver les européens.

Le rassemblement au Mexique s’est donc terminé sur une note prudente, soulignant qu’il était essentiel pour les pays de la zone euro de renforcer leur pare-feu financier pour faire face aux pressions des marchés sur leurs dettes souveraines.

Ainsi, malgré l’approbation des différents représentants des vingt plus grandes puissances économiques sur le succès des dernières négociations pour sauver la Grèce, la zone euro doit encore faire un effort pour que les ressources accordées par le FMI soient augmentées.

"Nous sommes prêts à envisager des ressources supplémentaires pour le FMI, mais seulement une fois que nous aurons vu la couleur de l’argent de la zone euro. Mais nous n’en avons pas vu la couleur.", a expliqué le ministre des finances britanniques, George Osborne.

Un pare-feu mondial à 2 000 milliards de dollars

C’est notamment les montants alloués au Mécanisme Européen de Stabilité (MES) et au Fonds Européens de Stabilité Financière (FESF) qui posent problème puisque les allemands refusent pour le moment d’aller au-delà des 500 milliards d’euros pour le MES, mais devraient accepter de combiner les forces des deux mécanismes de protection financière, portant le total à près de 750 milliards d’euros aujourd’hui.

"Il y a un large consensus pour dire que le FMI ne peut pas se substituer à l’absence d’un pare-feu européen renforcé et que le FMI ne peut pas avancer sans une plus grande clarté au sujet des propres projets européens", a déclaré Tim Geithner, le secrétaire au Trésor américain.

Le renforcement du "pare-feu" européen semble donc bien être une condition sinequanone à la participation des pays les plus riches de la planète au sauvetage de l’Europe, comme l’a demandé Christine Lagarde, directrice général du FMI.

L’ancienne ministre de l’économie française a ainsi exhorté les pays du G20 à lever 600 milliards de dollars de ressources supplémentaires pour mettre en place l’aide à l’Europe et plus globalement un système de protection financière mondial qui pourrait atteindre en tout [1] les 2 000 milliards de dollars.


[1MES + FESF + FMI

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