Hollande / Sarkozy : les chiffres réels du débat économique

🎁 Assurance Vie Lucya CNP : Jusqu'à 5.05% sur le fonds euros
Lucya CNP, sans frais sur les versements, des frais de gestion de 0.30% seulement sur les unités de compte, ETF éligibles sans frais de transaction. Jusqu’à 5.05% de rendement sur la part investie sur le fonds euros CNP Lucya Euro B en 2026 et 2027 (sous conditions).
Le débat animé entre les deux candidats à la présidentielle hier soir a rapidement tourné en bataille de chiffres. Qui avait raison ? Quels sont les chiffres réels ? Réponses...
Sommaire de l'article
Hier soir les deux prétendants au poste de Président de la République française se sont affrontés dans un débat âpre et peu ouvert. Au cours de cet échange, parfois vif, les deux candidats ont souvent donné des chiffres divergents pour étayer leurs propos.
Aujourd’hui il est intéressant de connaitre quels sont les chiffres réels du débat économique.
Le chômage : une querelle sur des chiffres pour rien, les deux ont raison !
Vouloir défendre son argumentaire via la citation d’exemples chiffrés peut convaincre, encore faut-il préciser la portée de ces premiers. Les deux candidats ont donc contribué, consciemment ou non, à la querelle de chiffres, car aucun des deux n’a précisé avec rigueur ses sources.
La première divergence de la soirée est donc arrivée dès le départ au sujet du chômage.
Pour François Hollande, 747 000 nouveaux chômeurs auraient ainsi été enregistrés pendant le mandat de son rival et même 1 million en prenant des catégories élargies.
De son côté, Nicolas Sarkozy annonçait le nombre de 422 000 nouveaux chômeurs.
Sur ce point les deux hommes politiques ont raison puisque François Hollande donnait les chiffres de pôle emploi quand Nicolas Sarkozy utilisait ceux du BIT (Bureau international du travail) qui a des critères plus restrictifs mais qui permet une comparaison internationale.
En revanche, les chiffres annoncés par Nicolas Sarkozy ne concernent pas 2012 et ne tiennent donc pas comptes des nouvelles hausses de janvier à mars 2012.
Enfin, rappelons que tous les mois, le ministre du travail Xavier Bertrand annonce les résultats du chômage et qu’il utilise pour cela les chiffres de pôle emploi et non du BIT.
La dette
S’il y a bien un sujet sur lequel les chiffres avancés par Nicolas Sarkozy ont surpris, c’est bien la dette.
En effet, le président sortant, qui a cité avec conviction le rapport de la Cour des Comptes, faisait état d’un creusement de la dette de 500 milliards d’euros durant son quinquennat. Pourtant, le rapport de la Cour des comptes est clair, durant cette période la dette a augmenté de 630 milliards d’euros. François Hollande avec 600 milliards était donc plus proche de la vérité.
ISF et matière première
Concernant l’ISF, Nicolas Sarkozy a souligné, avec raison, le fait que la France est bien le dernier pays d’Europe à disposer d’un impôt national sur le patrimoine.
Un impôt qu’il a allégé, puisqu’il ne pèse aujourd’hui plus que 3,5 milliards d’euros, mais qu’il a tout de même conservé quand nos voisins, dirigé par des gouvernements de gauche l’ont supprimé purement et simplement.
Sur le déficit commercial collossal que connait la France, les deux candidats se sont accordés sur les chiffres (70 milliards d’euros de déficit) et en sont rapidement venus aux propositions sur le pétrole puisque la part de l’énergie dans le déficit commercial est énorme (63 milliards d’euros).
A ce sujet, François Hollande a renvoyé Nicolas Sarkozy à son programme pour justifier le blocage des prix uniquement pour les particuliers.
Pourtant, le programme du candidat socialiste n’est pas clair à ce sujet puisqu’il fait bien référence aux ménages mais ne dit en rien si le blocage des prix de l’essence leur sera réservé.
Nos voisins européens
Tout au long de la soirée, il aura été question de part et d’autre de comparaison avec nos voisins européens. Chacun prenant tour à tour des exemples ou des contre-exemples sur les résultats de nos partenaires.
A ce titre, il a par exemple été question des emprunts de l’Espagne qui contrairement à ce qu’avançait Nicolas Sarkozy n’emprunte pas sur les marchés au double de la France mais à 5,1 % 5,2 % selon les dernières adjudication quand la France emprunte à des taux proche de 3 %.
Concernant le taux d’imposition élevé, la France est beaucoup moins seule qu’on a pu l’entendre. Hormis la Suède citée par M. Sarkozy, la France est aussi aux cotés de la Finlande, du Danemark, du Luxembourg, de l’Autriche ou encore de l’Italie.
Enfin, sur la question des eurobonds rappellons qu’au plus fort de la crise grecque, Nicolas Sarkozy avait été un défenseur de cette proposition qu’il a si vivement critiqué hier mais qu’il avait été obligé d’abandonné devant le refus de la Chancelière Allemande. Une position qu’Angela Merkel serait d’ailleurs prête à changer pour la mise en place de "projekt bund".
La récession
Un élément a particulièrement été mis en avant par Nicolas Sarkozy hier soir, c’est que la France n’avait connu aucun trimestre de récession depuis 2009. Une affirmation ambigue puisque la récession se définit comme deux trimestres d’affilés où le PIB est en baisse et non pas un seul.
De plus, contrairement à l’affirmation du Président de la République, au premier trimestre 2009 la France a connu un recul de -1,6 % du PIB suivit par un deuxième trimestre en baisse de -0,02 % soit une très légère récession.
Notre sélection des 3 meilleures offres de livrets épargne
Questions & Échanges
Hollande / Sarkozy : les chiffres réels du débat économique
Effectivement Sarkozy a menti en donnant ce chiffre, je l’ai d’ailleurs trouvé assez mauvais lors du débat.
Il a donné un chiffre de 500 milliards qui va de décembre 2007 à décembre 2011 (augmentation de 1211 à 1720 = 509 MDE), donc sur 4 ans seulement, c’est une pure escroquerie.
Le chiffre de janvier 2007 à janvier 2012 est de > 560 milliards, et si il considère qu’il n’est pas responsable du budget 2007 qu’il n’a pas choisi (mais bon il était au gouvernement..), alors il doit compter la projection de 2012 et la on doit atteindre les 650 milliards de décembre 2007 a décembre 2012 !
Idem sur les chiffres du BIT, on ne donne jamais les chiffres du BIT, mais comme par hasard Sarkozy cite ceux la pour la seule raisons qu’ils datent de décembre ce qui enlève une hausse de facile 50 000 en plus...
Hollande / Sarkozy : les chiffres réels du débat économique
Non mais il faut comprendre qu’il n’y a pas de chiffre qui arrange le plus ou quoi.
Le chiffre "réel" c’est 630 milliards d’euros point. Ya pas à chercher plus loin le pourquoi du comment on en est arrivé à ce que Sarkozy ai dit 500 milliards. Il a tout simplement menti en citant un rapport en plus !
Hollande / Sarkozy : les chiffres réels du débat économique
Hollande / Sarkozy : les chiffres réels du débat économique
La charge de la dette fait partie pour n’importe quel président de son "bilan" économique sur le creusement de la dette.
Au passage Nicolas Sarkozy annonçait le chiffre de 500 milliards comme venant de la cours de comptes, c’est faux (630 milliards pour la cour des comptes). Ce chiffre vient d’un livre qui s’intitule " un quiquennnat à 500 milliards".
à 50 milliards d’intérêt par an l’écart observer n’est pas de 130 milliards...
Hollande / Sarkozy : les chiffres réels du débat économique
Poser une question à la rédaction
Votre adresse email ne sera jamais publiée. Nos experts vous répondent sous quelques heures.
Indépendant, gratuit et sans publicité cachée. Vous aimez nos outils ?
Pour soutenir le travail de notre équipe face aux algorithmes et ne rater aucun décryptage, ajoutez FranceTransactions à vos sources préférées en 1 clic.
🎁 Bon plan épargne : 3% pendant 6 mois
Bénéficiez de cette offre de placement sans risque pour votre épargne, auprès de Monabanq, via le compte rémunéré Rentabilis. Il n’est pas nécessaire d’ouvrir un compte courant Monabanq afin de pouvoir en bénéficier. Voir conditions sur la page dédiée à cette offre.
En savoir plusSimulateur d'Allocation
Calculez la répartition théorique de votre capital entre PEA, Assurance Vie et Liquidités rémunérées, selon votre profil et horizon de placement.
Accéder au simulateur