Bourse, forte baisse du CAC 40 : mauvaises stats de l’emploi US et taux d’intérêt en hausse en Espagne et Italie

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La Bourse de Paris a terminé en nette baisse vendredi, après un rapport décevant sur l’emploi aux Etats-Unis qui ravive les inquiétudes sur la première économie mondiale et alors que les taux d’emprunt de l’Espagne et de l’Italie s’envolent sur le marché obligataire.

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Le CAC 40 finit en nette baisse après les chiffres de l’emploi américain :

Le CAC 40 a reculé de 1,88% à 3.168,79 points, dans un volume d’échanges modeste de 2,591 milliards d’euros.

"L’Espagne et l’Italie ont de nouveau des problèmes à se financer malgré les avancées du sommet européen de Bruxelles. Les opérateurs ne voient plus très bien ce qui pourrait soulager ces deux pays", explique Bruno Rodier, gérant de portefeuilles pour la banque Pictet.

D’autant qu’il y a peu à attendre de la réunion des ministres des Finances de la zone euro. La plupart des décisions sur l’Espagne, la Grèce ou encore Chypre risquent d’être reportées à une prochaine réunion, qui pourrait intervenir le 20 juillet, pour laisser aux partenaires européens le temps de négocier.

L’aggravation de la situation économique préoccupe de plus en plus les investisseurs.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a prévenu que l’institution allait prochainement abaisser ses prévisions de croissance mondiale.

Aux Etats-Unis, l’emploi peine à redécoller. Les embauches se sont légèrement accélérées en juin, mais ont été trop faibles pour faire baisser le taux de chômage ancré à 8,2%.

Le rapport est "décevant", observe Rob Carnell, économiste chez ING.

Mais "il n’est pas assez mauvais pour que la Fed (Réserve fédérale américaine) s’embarque dans de nouveaux rachats d’actifs", selon lui.

Sur le front des valeurs, PSA Peugeot Citroën a dévissé de 7,71% à 7,08 euros. Le constructeur automobile a pourtant démenti avoir demandé un prêt à l’Etat. Il accuse par ailleurs un recul de 13% de ses ventes au premier semestre.

Dans la foulée, Renault a reculé de 2,45% à 32,21 euros.

Les valeurs bancaires ont de nouveau souffert, à l’image de Société Générale (-5,73% à 17,53 euros), Crédit Agricole (-4,61% à 3,47 euros) ou BNP Paribas (-3,95% à 29,20 euros).

Hors CAC 40, Arkema s’est envolé de 10,76% à 59,28 euros sur des rumeurs d’OPA (offre publique d’achat). Un article publié sur le site internet du Financial Timesmentionne de potentiels acquéreurs étrangers, tels l’allemand BASF et l’américain Dupont.

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