Baisse du prix du carburant de 2 à 4 centimes, de qui se moque-t-on ?

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Le gouvernement nous promet une baisse des prix du carburant. Pour le moment seule une baisse provisoire des taxes de 2 à 4 cents est proposée. L’espoir d’une réelle baisse des prix sur la durée est faible...

Essence : une baisse temporaire des taxes

Alors que les prix à la pompe pèsent fortement sur le pouvoir d’achat des Français tout comme sur la productivité des entreprises, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé lundi soir sur France 2 une prochaine baisse des prix du carburant. Selon lui, "une baisse de 2 à 4 centimes n’est pas trop loin de la réalité". Une baisse minime des taxes, qui sera de plus temporaire.

Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et Benoît Hamon ont rencontré hier les principales organisations de défense des consommateurs s’entretiendront aujourd’hui avec les pétroliers et les distributeurs de carburant au sujet de la mise en œuvre de cette baisse promise par le gouvernement depuis plusieurs jours.

Le gouvernement souhaite un "effort partagé" avec les industriels, qui seront invités à baisser leurs tarifs au moins au niveau de la baisse des taxes.

Compte tenu de la décomposition du prix d’un litre d’essence, une baisse de prix durable ne peut être possible sans une baisse effective des taxes sur le carburant. La marge appliquée par les distributeurs ne représentant que 7,1% sur le prix final, contre 50% pour les taxes !

Source CDE

Essence : un gain important pour l ’Etat

Deux taxes s’appliquent sur le prix hors taxes de l’essence et du gazole en France : la TICPE et la TVA. C’est la différence du montant de la TICPE applicable à l’essence et au gazole qui explique l’essentiel de la différence de prix à la pompe entre ces deux carburants.

Ces taxes représentent la première composante du prix du carburant. Sans un réel geste du gouvernement, le prix à la pompe a donc peu de chance de baisser de manière significative.

le problème principal est que les recettes engendrées par la vente de carburants sont considérables. En 2010 (dernière statistique connue), l’ensemble des revenus liés aux véhicules ont rapporté 35 milliards d’euros de taxes spécifiques à l’État et aux collectivités locales. Sur cette somme, les prélèvements sur les carburants ont représenté à eux seuls 80 % des recettes, soit pas moins de 28 milliards d’euros.

En période de crise budgétaire, le gouvernement aura donc bien du mal a réduire un telle rentrée d’argent.

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