Grèce : un sauvetage à 40 milliards d’euros

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Hier, la réunion de l’Eurogroupe s’est soldée par un accord entre les différentes parties sur les conditions de l’allègement de la dette grecque. Détails...

Grèce : un sursis de 40 milliards d’euros

Lundi soir, les ministres des finances de la zone euro et les représentants du FMI ont fini par se mettre d’accord sur la réduction de la dette que devra présenter Athènes en 2020.

C’est donc le chiffre de 124 % du PIB qui a été retenu alors que l’objectif initial du FMI était de 120 %. Pour le moment, aucune modalité chiffrée pour parvenir à cet objectif n’a été précisée, mais un tel accord devrait vraisemblablement déboucher d’ici à 2020 à un effacement partiel de la dette grecque.

Grâce à cet allègement, qui représente environ 40 milliards d’euros, la nouvelle tranche d’aide à la Grèce devrait enfin pouvoir être débloquée. Une bonne nouvelle pour le gouvernement qui attend les 31,2 milliards d’euros avant le 5 décembre, date à laquelle l’Etat sera en défaut de paiement.

Grèce : un "ouf" de soulagement

Cet accord aura mis du temps à se mettre en place, mais a soulagé la totalité des acteurs.

"Je salue la décision prise par les ministres des finances", a indiqué, Mario Draghi, le président de la BCE en quittant la réunion de Bruxelles.

"La décision va sans aucun doute réduire l’incertitude et renforcer la confiance dans l’Europe et dans la Grèce", a-t-il ajouté.

Du côté du FMI, la directrice générale, Christine Lagarde a elle aussi souligné cette victoire. "Le FMI voulait s’assurer que la zone euro prendrait les mesures nécessaires pour remettre la Grèce sur la voie d’une dette viable. Je peux dire aujourd’hui que cela a été fait", a-t-elle déclaré.

3 mesures pour réduire la dette grecque...

Si les modalités n’ont pas été précisées dans le détail, on sait tout de même que la baisse des taux d’intérêts sur les prêts déjà consentis à la Grèce ainsi qu’un allongement des délais de remboursement du pays seront utilisés.

De plus, un montage financier permettant à la Grèce de racheter elle-même une partie de sa dette devrait être utilisé.

Enfin, une partie des plus-values réalisées par la BCE et les banques centrales nationales sur les emprunts grecs seront "rétrocédées" indirectement à la Grèce.

Aucune mention d’un effacement de la dette n’a donc pour le moment été faite suite à la fermeté affichée du côté allemand.

"Prises ensemble, ces mesures vont faciliter (...) un retour progressif de la Grèce sur les marchés", a expliqué Christine Lagarde.

La directrice du FMI a aussi tenu à féliciter l’engagement de réduire la dette grecque à 110 % du PIB en 2022. "Cela représente une réduction de dette majeure compte tenu de sa trajectoire actuelle", a-t-elle souligné.

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